Des jeeps avec des plaques minéralogiques illisibles opèrent à Kinshasa

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voitureLes difficultés de transport à Kinshasa, aux heures indues de la nuit, viennent de donner des ailes aux malfaiteurs. Les braquages des piétons se multiplient et les plaintes des victimes de ces actes de banditisme ne se comptent plus, ces temps derniers. A en croire quelques victimes, ces bandits qui font le taxi avec leurs véhicules, embarquent des passagers dont ils acceptent les destinations. Et dans les rues sombres et désertes, les vitres à commande électrique relevées, la climatisation en marche, ces bandits détroussent facilement les victimes à qui ils arrachent des sacs à main, des téléphones, ainsi que des bijoux. Après les coups, les victimes sont débarquées  là où elles ne pourraient obtenir des interventions. Un regard sur les plaques minéralogiques qui sont recouvertes, ne donne rien. Voici le mode opératoire de ces malfaiteurs qui font parler d’eux, ces temps derniers, dans la capitale.

Symphorien Kabengele, cadre dans une société de télécommunications de la place, résidant au camp Babillon à Kintambo, tiré à quatre épingles, revenait le vendredi 16 août, d’une fête de mariage, en compagnie de sa femme. Il était 2 H 30’. Sur l’avenue de l’université, au quartier Yolo-nord, quelques rares voitures personnelles sont en circulation. Pas de taxis. Une jeep de marque Toyota Prado va s’immobiliser à leur hauteur. Un client assis devant s’enquiert de leur destination. C’est au rond-point Victoire que nous nous rendons, répond naïvement Kabengele. Le gars rétorque qu’ils doivent déposer un passager à l’église Bethel. N’ayant pas le choix, Kabengele accepte ce détour et embarque avec son épouse. A la hauteur de l’Université catholique du Congo, la jeep s’arrête. Et avant qu’il pose la première question, le passager assis sur le siège avant sort un revolver qu’il pointe sur l’épouse Kabengele. Donnez-nous tout ce que vous avez, des dollars et des bijoux, sinon on vous fait du mal ordonne l’agresseur. Kabengele qui craint le pire, demande à sa femme de s’exécuter. Et c’est la mort dans l’âme, qu’elle va se débarrasser de ses attirails, de ses téléphones de marque Nokia et Samsung, et de son seul billet de 100 dollars.  A Kabengele, un braqueur lui arrache 250.000 FC et 75 dollars, après l’avoir fouillé. Ce coup commis, les deux victimes sont débarquées et la jeep prendra une destination inconnue.

La même mésaventure est arrivée, le samedi 17 août 2013, à Jean-Pierre Nguizani, artiste de son état, domicilié au quartier Kinsaku à Matete, et à sa fiancée.  L’artiste avait assisté à une soirée dansante organisée à l’occasion d’une fête de mariage, dans une salle de fêtes de Matonge. Vers les petites heures, Nguizani quitte le lieu avec sa fiancée. Une jeep de marque Prado de couleur blanche passe par-là. Nguizani hèle le chauffeur qui s’arrête. Destination ? Matete. Après avoir convenu du tarif de la course, dix dollars, l’artiste et sa copine Mireille Nsimba embarquent. A bord, il y a le chauffeur, un passager devant et un autre qui somnole derrière. La jeep va prendre la direction de Bongolo, avant d’emprunter l’avenue de la mosquée. Soudain, le véhicule quatre fois quatre s’immobilise. Le passager assis derrière, une arme pointée sur la demoiselle, exige tous les biens en leur possession, sacs à main, téléphones et argent. Le couple va obtempérer sans résister. Butin ? Quatre téléphones portables, des bijoux et la somme de 50 dollars et 30.000 FC. Et ils seront débarqués en diagonale de la mosquée.

                                                                                                            J.R.T. 

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