Des héritiers s’acharnent sur leur marâtre

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justice6Rien ne va plus entre les héritiers du feu Thoka Daniel et leur marâtre,  veuve Kibwila Marie-Claire. Thoka Chantal et consorts ont déféré en justice leur marâtre accusée d’avoir influencé leur défunt père pour les déshériter, afin de bénéficier toute seule de tous ses biens. Selon eux, il y a violation de la réserve successorale, telle que prévue à l’article 719 du Code de la famille. Voilà  pourquoi ces derniers veulent obtenir du tribunal la valorisation de l’acte successoral établi à  leur profit par le curateur et le notaire.
Selon eux, leur marâtre les empêchait d’être en contact permanent avec leur feu père biologique. Ce dernier, ont-ils rappelé, était tombé malade à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Il devait alors aller se faire soigner en Inde. Lorsqu’il était question qu’une personne puisse accompagner le malade pour des soins appropriés, le choix des enfants était tombé sur l’un d’entre eux. Mais contre toute attente, le papa avait décidé de se faire accompagner uniquement par sa femme. Voilà le début du conflit. Ce qui ne les avait pas découragés car Ils n’ont jamais abandonné leur père, jusqu’à sa mort.
D’après leurs avocats, les héritiers avaient saisi la justice contre leur marâtre qui ne visait que les biens du défunt. Après sa mort, les héritiers avaient obtenu un acte de succession leur délivré par le curateur et le notaire. Mais quelques temps après, la marâtre a sorti un autre testament qui ne mentionne nulle part les noms des enfants. Elle avait profité de l’état de santé de leur père pour poser des actes à son profit.
            En effet, le tribunal est saisi pour que le second testament soit annulé et que le premier soit confirmé en ordonnant la cessation de trouble de jouissance qui frappe la succession.  Par ailleurs, ont indiqué les mêmes avocats, le curateur et le notaire ont commis l’erreur d’avoir annulé le premier testament à l’insu des héritiers, alors qu’il aurait pu convoquer les parties devant un juge en vue d’établir tout d’abord un procès-verbal de non conciliation. Il ne lui revenait pas de poser de tels actes.
            En réplique, les avocats de Marie-Claire Kibwila ont martelé que les faits tels que présentés par les plaignants altèrent la vérité. Il y a eu une bagarre, les enfants avaient tabassé leur père et lui avaient cassé une jambe. Ils avaient été même poursuivis pour coups et blessures volontaires. Les enfants aussi avaient saisi la justice et sollicité la résiliation du mariage de leur père avec son épouse ainsi que la vente de sa parcelle. Le défunt lui-même avait désavoué ses enfants bien avant sa maladie. Il était resté constant vis-à-vis du mauvais comportement de ses enfants. Leur cliente Marie-Claire Kibwila n’est pas du tout mêlée ni de près ni de loin dans cette affaire, ont-ils souligné.  Avant d’ajouter que le défunt avait même été trainé en justice pour la seconde fois pour stellionat, tout simplement parce qu’il avait vendu sa propre parcelle. C’est comme ça que le papa mécontent de ce comportement, avait établi un testament dans lequel il avait déshérité tous ses enfants. C’est pour cela, pour procès téméraire et vexatoire, la marâtre a sollicité par le biais de ses avocats des dommages et intérêts de l’ordre de 20.000 dollars Us.
            En ce qui concerne le curateur, il a par le canal de ses avocats indiqué qu’il y a défaut de qualité dans le chef des enfants. Aucune pièce n’atteste leur existence comme enfants biologiques du défunt et surtout que l’indignité a été déjà consommée et constatée conformément à l’article 776 du Code de la famille. Ces enfants n’ont rien dans la situation de leur père pendant qu’il était malade. C’est en vertu du second testament qu’ils ont posé ces actes, alors que la veuve s’était présentée avec des documents authentiques.
                                    Murka