Des femmes magistrates à l’honneur

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justice6Les femmes magistrates de l’AFEMAC (Association de la défense des valeurs morales et professionnelles inhérente à la fonction des magistrats) ayant bénéficié des promotions aux parquets, aux tribunaux…ont été fêtées par leurs collègues. La cérémonie a été présidée par la présidente de l’AFEMAC, Mme Mujinga Marie José, le jeudi 15 Août 2013, au restaurant le Délice, à Gombe.

On note que ces nominations sont la résultante d’un plaidoyer de longue haleine mené par ces femmes à travers leur ONG grâce aux soutiens des autorités ainsi que d’autres organisations et mouvements associatifs.

Mujinga Marie Josée, a profité de l’occasion pour remercier le chef de l’Etat pour avoir porté à 30% la participation des femmes au sein de la magistrature.

Dans son mot de circonstance, Mijinga Marie-Josée a fait savoir que sur 78 femmes magistrates promues, 15 sont au parquet et 63 dans les cours et tribunaux. Elle a indiqué que c’est la première fois qu’on trouve plus de promotions dans la magistrature féminine. Et Ces promotions concernent les fonctions au sein des juridictions et offices se trouvant tant au bas de la pyramide des juridictions qu’au niveau de la plus haute juridiction de notre pays qu’est la Cour Suprême de Justice.

La présidente de l’AFEMAC a ajouté que le principe de la parité homme-femme prévu dans la constitution est loin d’être atteint, mais un pas important a été franchi et qu’à moyen terme cet objectif sera atteint avec le concours de tous, plus particulièrement des Ministres de la Justice, du Genre,  du Bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature ainsi que des femmes magistrates.

Elle a rappelé aux heureuses promues que l’honneur leur ainsi fait n’est pas un privilège, mais plutôt une charge qu’elles devront assumer avec abnégation, dignité, loyauté et persévérance. La seule manière de démontrer que les heureuses lauréates n’ont pas été promues pour le simple fait qu’elles sont femmes demeure l’exemplarité, l’excellence dans la manière d’assumer leurs nouvelles tâches.

Plus on est nombreuses, plus le calcul de probabilité fait entrevoir qu’il y aura également davantage des femmes magistrates qui seront soumises aux procédures disciplinaires, aux procédures de prise à partie et même aux poursuites répressives. « Aussi, celles parmi nous qui feraient I ‘objet de légèreté dans leur comportement, de cupidité dans leur rendement professionnel, s’exposeraient aux procédures disciplinaires, à la prise à partie ou aux poursuites pénales, a soutenu Mujinga Marie-Josée. Elle a appelé chacune de femmes magistrates à faire face à ses responsabilités morales, intellectuelles et professionnelles.

L’AFEMAC a fait appel à la magnanimité du Magistrat Suprême pour que sa Haute Autorité puisse s’impliquer dans la gestion des dossiers relatifs à l’amélioration des conditions de travail des magistrats. Elle souhaite que le Premier Ministre puisse avoir une oreille attentive aux doléances sociales des magistrats.

 

Murka

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