Des experts réfléchissent sur les blocages du système éducatif en RDC

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La Coalition Nationale de l’Education pour tous « CONEPT-RDC » a procédé hier lundi 9 mars au CEPAS, à la cérémonie d’ouverture du forum national sur les politiques et le financement de l’éducation en RDC. Cette activité qui prendra fin le 13 mars 2015, est placée sous le thème « construire maintenant et au-delà de 2015, une vision collective de qualité, équitable, inclusive et gratuite pour tous ». Ledit  forum vise à améliorer la gouvernance du système éducatif en facilitant la participation des citoyens à la formulation, le suivi et l’évaluation des politiques de financement dans ce secteur.  Selon les organisateurs, les participants sont appelés, durant ces 5 jours, à examiner le statut de l’éducation pour tous à partir de l’année  2000 jusqu’à 2015, réfléchir  sur l’état des lieux  de l’éducation en RDC, faire une revue de la question du financement et du suivi budgétaire de  l’éducation à travers les provinces. Il sera aussi question de réviser la dernière proposition de stratégie sectorielle de l’éducation en rapport avec la nouvelle loi-cadre de l’enseignement national promulguée par le président de la République en date du 11 février 2014.

En effet, le secteur de l’éducation en RDC demeure préoccupant jusqu’à ce jour, malgré plusieurs réformes en cours pour son amélioration. Selon les données présentées par la CONEPT-RDC, environ 7 millions d’enfants et adolescents dont l’âge varie de 5 à 17 ans ne fréquentent pas l’école. Bien que les dépenses dans le domaine de l’éducation aient augmenté ces dernières années, les observateurs constatent qu’elles restent trop faibles par rapport aux besoins exprimés et aussi aux recommandations faites par l’Initiative Fast track (Initiative de mise en œuvre accélérée de l’Education pour tous). Celle-ci estime que le gouvernement doit accorder au moins 25% du budget national à l’éducation, afin de promouvoir des enseignements de qualité en RDC.

La détermination des officiels quand à la problématique

Invité à prendre la parole, le directeur du cabinet adjoint du ministre de l’EPSP, Rombaut Matadi, a fait savoir que le gouvernement est en train de mener plusieurs actions pour améliorer les conditions socioprofessionnelles des enseignants  et des élèves.  Notamment le projet de construction de 1.000 écoles dans l’ensemble de la République, le renforcement des capacités des enseignants dans certains coins de la capitale et aussi la promulgation de la loi-cadre de l’enseignement national.

A propos de cette loi, le directeur chargé de la réforme et innovation éducative, Timothée Landu, a indiqué que celle-ci définit toutes les options fondamentales de l’enseignement notamment,  l’organisation de l’enseignement primaire en deux cycles de 3 ans chacun, la durée  de l’année scolaire au minimum 180 jours de classe, l’organisation de l’enseignement avec l’intégration des écoles ou instituts d’enseignement médical dans la composante enseignement technique et professionnel, la prise en charge des enfants surdoués, etc.

Pour sa part, le directeur pays de l’Osisa, M. Nick ELEBE a proposé que ces assises prennent en compte 3 défis majeurs. Primo,  l’accès à l’éducation pour la femme et la fille, ensuite celui de l’accès des personnes vivant avec handicap et enfin l’alternatif de financement de ce secteur.

De son côté, le président national du CONEPT, M. Ali Kabengele a suggéré aux participants de mener des analyses  sur les efforts que fournissent toutes les composantes de l’éducation et de réfléchir sur les défis majeurs que doit relever la RDC.

Par ailleurs, M. Miessa Diop, spécialiste du programme éducatif UNESCO/RDC, a relevé les différentes actions menées par  sa structure en RDC et les engagements pris par le gouvernement, qui jusqu’à présent, sont en cours de réalisation.

Perside DIAWAKU et

Dorcas Nsomue