Des experts formés pour mieux gérer et protéger le Parc de la Maïko

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L’Unité de Coordination du Projet Forêts et Conservation de la Nature, (UC – PFCN), en collaboration avec l’Institut Congolais de la Conservation de la Nature, (ICCN), a organisé le week-end dernier, dans la ville de Kisangani, dans la Province Orientale, un atelier de formation  en faveurs de ses partenaires. C’est dans le cadre du  Projet de Réhabilitation du Parc National de la Maïko,  pour un montant de près de trois millions dollars américains pour une durée de 3 ans.
Financé  par la Banque Mondiale, ce projet  de renforcement des capacités vise  entre autres à améliorer le niveau et la qualité de gestion du parc ; assurer la protection et le contrôle par des gardes bien formés et équipés ;  construire des infrastructures de base ; doter le parc d’un système robuste de monitoring pour s’assurer qu’il conserve effectivement ses cibles de conservation et assurer leur protection contre les menaces actuelles et potentielles ; développer le plan d’utilisation de terre, accroître  les emplois et rendre effectif, les services sociaux  pour les populations locales.

Intervenant à cette session de formation, le Directeur technique de l’ICCN, Marc KABUNDA, a fait remarquer qu’au-delà des missions ci-haut évoquées, c’est-à-dire, la problématique de l’intégrité et de la sécurisation du parc suite à  la présence des forces négatives armées et de l’exploitation  illicite des ressources naturelles, le manque d’infrastructures de base ainsi que le déficit  du  personnel,   empêchent une gestion efficiente de cette foret primaire sempervirente qui  regorge une grande diversité en espèces animales avec des espèces phares telles que le gorille de plaine de l’Est, l’éléphant, l’Okapi, le chimpanzé, le paon congolais et d’autres espèces communes telles que le léopard, le buffle, le potamochère, et l’antilope de la foret d’Epulu.

 Présent à ces assises, Raymond Tchedya Patay, ministre provincial en charge de l’Environnement, a profité  de cette occasion pour saluer la contribution  de la Banque mondiale pour sa  nouvelle intervention en faveur de la population de la Province Orientale et pour l’intérêt  qu’elle ne cesse de manifester pour la sauvegarde de la biodiversité ainsi que de ses multiples ressources naturelles en Rd Congo.

Pour rappel, le PFCN a pour mission d’appuyer le Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme dans le processus d’amélioration de la gouvernance forestière en vue de la gestion durable de la biodiversité et des ressources forestières.
Par ailleurs, d’après le coordonnateur de cette unité, Martin Lukaya,  cet atelier d’information et d’implication des parties prenantes » était impérieux pour permettre à tous les intervenants dans le processus de mise en œuvre du projet puissent avoir une compréhension suffisante et nécessaire sur la manière de conduire ledit  projet en termes des politiques de sauvegarde de la Banque mondiale ; des procédures de passation des marchés et de gestion des ressources financières ainsi que le système de reporting  y afférent.

Pour rappel,  le Parc de la Maïko est une aire protégée parmi les  sept parcs nationaux que compte la RDC, avec une superficie de près de 10.000km2 dans le Nord-est du pays et à cheval entre trois  provinces : le Nord-Kivu, la Province Orientale et le Maniema.
Après les exposés des experts de l’UC – PFCN et les discussions qui s’en sont suivies, l’atelier s’est révélé comme un cadre approprié de partage d’informations pertinentes qui a  permis de deviser avec les représentants de tous les intervenants au processus de conservation de ce parc et des prestataires des services sur leurs capacités à mener à bien leur mission. Notamment,  l’implication effective de la société civile dans ce processus ;  l’accès aux marchés et  aux emplois ainsi que leur participation à l’évaluation du projet.

A.Vungbo

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