Des étudiants kimbanguistes sensibilisés sur les objectifs « 90.90.90 »

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A l’initiative de la Fondation Femmes Plus ( FFP), ONGD d’accompagnement psychosocial des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), des personnes affectées par le Sida (PA) et des survivantes des violences sexuelles (SVS), des étudiants en médecine de l’Université Simon Kimbangu (USK) ont été sensibilisés, le lundi 8 février 2016 sur les inégalités de genre comme facteur de progression de l’infection du VIH dans les milieux des jeunes. A en croire les animateurs de cette session, son objectif global était de contribuer à la réduction de l’épidémie à VIH dans les milieux des jeunes  en général et en particulier les filles en RDC. Conséquence de cette action, de nombreux disciples d’Hippocrate ont pris connaissance de leur état sérologique et formulées des recommandations pour réduire les inégalités liées aux genres dans les milieux universitaires.

A cette occasion, la directrice nationale de la FFP, Thérèse Omari, a renseigné son auditoire sur la nécessité de réduire les effets des inégalités de genre, car facteur de progression de l’infection du VIH dans les milieux des jeunes. Dans le lot des recettes,  FFP indique qu’il faut améliorer les connaissances des étudiantes sur l’infection à VIH ; les amener à connaître leur statut sérologique ; et enfin, recueillir les avis des étudiantes pour réduire les inégalités liées au genre dans les milieux estudiantins de la RDC.

            Interrogée sur la nécessité de l’organisation d’une telle activité maintenant, Thérèse Omari a souligné qu’aujourd’hui, plus de 41 millions de personnes sont séropositives et sidéennes. « La journée mondiale de lutte contre le SIDA n’est pas la seule occasion de revenir sur ce dossier brûlant, mais en insistant sur le fait que nous devons être tous ensemble contre le SIDA, elle a toute sa place dans le calendrier des journées internationales. La mobilisation doit rester entière ! » a-t-elle martelé.

            Cette année encore, a poursuivi la directrice nationale, la dernière journée a eu pour thème «Objectif zéro: zéro nouvelle infection due au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida». Dans notre pays, le thème a été contextualisé  par : «  plus de ressources, plus d’engagement pour mettre fin au VIH/sida d’ici 2030 » a-t-elle indiqué, en précisant qu’il y a beaucoup de choses à faire  pour arriver à une génération sans sida.

            Déjà, explique-t-elle, l’ONUSIDA dans sa vision 90.90.90. accompagne le pays, par le ministère de la Santé, à lancer la campagne nationale d’accélération de la riposte contre le VIH en RDC. « Femme plus a saisi cette opportunité pour partager cette vision avec les étudiantes et étudiants de l’université kimbanguiste. Pour cela, l’ONUSIDA encourage la participation des populations à la prise des décisions sur leurs problèmes de santé. Et cette prise de décision passe par la sensibilisation et le transfert des connaissances sur les différents problèmes de santé qui touchent cette population », a-t-elle conclu.

Tshieke Bukasa