Des enfants traînent leur mère en justice

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justice6José Baku, Charlotte Baku et Félix Baku ont saisi le tribunal de paix d’Assossa, situé dans la commune de Kasa-Vubu, pour régler le conflit parcellaire qui les oppose à leur mère, répondant au nom de  Madeleine Zimeni Zavangu. La parcelle querellée se trouve sur l’avenue N’djili au numéro 8, à Yolo-Sud.
Selon les plaignants, Madeleine Zimeni détient en secret, depuis le décès de son mari, Daniel Baku en 1964, les documents parcellaires de la maison laissée par le défunt, sans pour autant renseigner les enfants, présumés héritiers des biens de leur père, sur le contenu de ces documents afin d’en établir une succession légitime.
A l’époque du décès de leur père, ils n’avaient aucune idée des raisons qui poussaient leur mère à s’accaparer desdits dossiers. Et leur mère s’énervait chaque fois qu’ils abordaient le sujet.

C’est après plusieurs années qu’ils se sont rendu compte que celle-ci avait falsifié le livret de logeur et y avait inséré les noms des enfants qu’elle avait eus en dehors du toit conjugal. Selon eux, l’objectif poursuivi par leur mère est que les autres enfants, qui ne sont pas de leur père, héritent aussi de ses biens.
Les enfants ont renseigné avoir eu connaissance de ce fait, lorsqu’ils se sont retrouvés avec leur mère au parquet de Kalamu. C’est leurs insistance du magistrat que la citée avait brandi les photocopies.
C’est dans ce sens que les enfants ont saisi la justice pour savoir où se trouvent les documents parcellaires originaux et ce qui a exactement été modifié, afin que la famille décide sur l’acte de succession.
De son côté, Madeleine Zimeni, a reconnu que c’est elle qui détient bel et bien ces documents, puisque la parcelle n’appartient pas seulement à son feu mari mais à aussi elle également.
Elle a expliqué que tous deux avaient acquis ladite parcelle à crédit.  Et son mari était décédé pendant que la dette n’était pas encore apurée. C’est ce qui l’avait poussée à garder les documents parcellaires parce qu’elle était dans l’obligation de verser mensuellement le solde.
La mère a par ailleurs indiqué que ses enfants avaient tous à cette époque moins de 10 ans et qu’ils pouvaient rien comprendre de tout ce qui se passait.
C’est vers 2004 qu’elle fut surprise d’apprendre que ses enfants la poursuivent en justice pour détention desdits documents, pendant qu’ils l’ont jamais posé auparavant un quelconque problème à ce sujet.
Elle a toutefois assuré que le livret de logeur et les autres documents ne reprennent que les noms des enfants de son feu mari et qu’elle n’a aucune intention de nuire à ses  propres enfants.
Pour sa part, le tribunal a renvoyé l’affaire au 8 avril prochain, afin de permettre à la partie citée d’apporter tous les documents parcellaires.
Perside DIAWAKU