Des élus kinois interpellés sur l’insécurité dans la capitale

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Le Réseau pour la réforme du secteur de sécurité dans la ville de Kinshasa (RSS/Kinshasa) a réuni vendredi au Centre Carter, un pan de députés élus à Kinshasa. Objet : échanger sur la situation sécuritaire dans la mégapole et proposer, à l’occasion, des solutions à destiner aux autorités locales.

Ce « forum citoyen » s’est     voulu une véritable agora où base et élus ont, sans froid aux yeux, échangé sur les craintes d’une ville qui paraît invivable avec en toile de fond, l’assassinat fort décrié de Floribert Chebeya.

Dénis Kambayi, Martin Fayulu et jacques Ndjoli sous la modération de Clovis Kadda, membre du Réseau, étaient les principaux intervenants.

Tous pour une réelle sécurité

De l’intervention du député provincial Fayulu, il ressort que la ville est malade. Malade de ses dirigeants qui, à ses yeux, ne sécurisent pas suffisamment la population. « Certes, la ville est grande mais lorsqu’on accepte une responsabilité publique, on doit l’assumer », a déclaré Fayulu qui a souligné que des initiatives ont été prises au niveau de l’Assemblée provinciale à travers des propositions de lois mais « rien n’est fait ». Il a, devant les journalistes, déploré l’assassinat de Chebeya qu’il a pris comme exemple de l’inexistence des mécanismes de sécurité dans la ville. C’est, à peu près, dans ce sens que le député national Dénis Kambayi a pu dégager son constat laissant cependant entendre, au passage, que des propositions de loi liées à la problématique de la sécurité avaient fait l’objet de débat. Aux questions posées par l’assistance, l’élu du Mont Amba a souligné la nécessité pour les députés élus de Kinshasa de booster, à quel que niveau que ce soit, les choses pour que Kinshasa cesse d’être considérée comme ce repère des bandits décidés à défier la puissance publique.

Ce « forum citoyen » financé par DAI, une organisation internationale a, en outre, permis au sénateur Ndjoli d’expliquer à l’auditoire la place que ses collègues « sages » accordent à la réforme de l’Armée et de la Police, deux corps indispensables à régulation d’une société voulue moderne. L’élu de l’Equateur, membres de la Commission Défense et Sécurité à la chambre haute, a d’abord salué l’initiative du RSS avant de porter à la connaissance de ses interlocuteurs que le Sénat ne dort nullement sur ses deux oreilles. Il a fait savoir qu’une proposition de loi a déjà fait l’objet d’intenses échanges en plénière et que son contenu dessinait le portrait robot d’une armée et d’une police de demain. Une armée prompte à défense l’intégrité du territoire au prix du sang tout comme une police disposée à assurer effectivement la sécurité des personnes et de leurs biens. Il a cependant précisé que le principal préalable est celui d’assurer les meilleures conditions de vie et de travail à ces pères et mères de famille en treillis pour qu’à leur tour, a-t-il insisté, ils offrent à la nation un corps réellement et hautement motivé.

 Satisfecit du Noyau

Ferdinand Mafolo, point focal du Noyau de Kinshasa pour la réforme de la Police a loué la disponibilité des intervenants avant de saluer la pertinence de l’intervention de chacun d’eux. Il a souligné en outre que la société, composante à part entière de la population, était bien en droit de savoir la place que la puissance publique accorde à la sécurité. Même réaction chez Me Nicole Mwaka, point focal adjointe qui a dit toute sa joie que les intervenants aient pris l’engagement d’échanger dorénavant avec la base sur des questions sensibles d’intérêt commun.     

D-I.K  

 

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