Des éléments incontrôlés frappent à Bumbu, Selembao et Makala

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006062012174535000000kivuafpokiEn hibernation depuis le mois d’octobre 2013 qui a vu le démarrage en trombe de l’opération «  Likofi », la pègre kinoise refait aujourd’hui surface dans plusieurs coins de la ville, de manière sporadique. Elle vient de frapper plusieurs coups à Bumbu, Makala et Selembao, trois communes voisines aux routes défoncées et traversées par des cours d’eau et des broussailles offrant des lieux d’attaque et de refuge.

Selembao. Au début de cette semaine, un couple qui revenait d’une cérémonie de mariage coutumier, sûr de ne pas croiser ces malfaiteurs, a été dépouillé de ses biens, téléphones portables, bijoux et billets de banque. Leurs agresseurs, trois hommes armés en tenue civile, ont après le coup, disparu dans la nature. Sylvain Matumona et son épouse, traumatisés, se sont rendus à l’évidence que les bandits sont encore en activité et qu’il est prudent aux heures indues, de passer la nuit à la fête.

Après la fermeture de sa terrasse à Bumbu, le samedi 4 janvier 2014, vers 2 H du matin, un tenancier a opté de regagner son domicile situé à Ngiri-Ngiri. Muni de son sac contenant les recettes de la journée, Papy Kenzo se rendait vers la grande route pour trouver un motocycliste pouvant le conduire à son domicile, quand il a vu surgir devant lui quatre gaillards portant des blousons. Ils l’ont aussitôt encerclé et réclamé son sac à main, ainsi que les téléphones. Devant ces drogués menaçants, il a eu la vie sauve en leur cédant ses effets. Et comme s’ils n’étaient pas satisfaits, ces bandits l’ont soumis à une fouille corporelle systématique sans rien trouver d’intéressant.

 Makala

 A la suite d’une dispute avec son mari, intervenue au retour de ce dernier au toit conjugal vers 3 H du matin, une dame courroucée a plié bagages et a décidé de rentrer nuitamment au domicile parental. Malgré les conseils des voisines de la parcelle lui recommandant d’attendre le matin, Mme Bavuidi a quitté la commune de Makala pour se rendre à Bumbu où résidaient ses parents.

Au sortir du croisement des avenues Mabeka et Assosa, deux hommes l’ont interpellée. Pendant qu’elle s’expliquait, ces inconnus seront rejoints par trois autres habillés en imperméables, cachant des armes. Les cinq bandits ont ouvert la valise de la dame et se sont partagés ces effets vestimentaires et ses parures, l’obligeant par la suite à poursuivre sa route sans crier, ni alerter des passants. A cause de cette agression, Mme Bavuidi regrette son coup de tête et son obstination à se séparer avec son mari, aux petites heures de la matinée.

La nuit du samedi 4 janvier 2014 a également laissé de mauvais souvenirs à M. Umba Katalayi, propriétaire d’une boutique très achalandée dans la commune de Selembao. Cette nuit-là, sur avenue Kiola n° 54, il a été victime d’un vol à main armée. Car, deux éléments incontrôlés qui étaient appuyés par d’autres qu’il n’a pas pu dénombrer, ont fait irruption dans son petit magasin.

Que me voulez-vous ? devait-il s’enquérir de cette visite. Ces agresseurs ont indiqué qu’ils étaient venus pour les recettes de la journée. Et sans attendre d’être servis, ces bandits ont ouvert la caisse et emporté des liasses d’argent et quelques biens. Et avant de partir, ils ont failli abattre la victime en lui logeant une balle à l’épaule droite. L’infortuné Umba a été acheminé dans un centre médical proche.

Ces attaques montrent, à en croire des sources policières, que des bandes de malfaiteurs surgies de nulle part, ne s’aventurent plus que dans les quartiers dépourvus de postes et des sous-commissariats de police et où ne passent pas les patrouilleurs pédestres. Par crainte des accrochages avec des policiers en patrouille qui n’hésiteraient à leur tirer dessous en cas de résistance, ces bandits opèrent désormais par petits groupes composés de deux ou trois ou même quatre personnes.

Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, ces malfaiteurs ont constitué un fief étendu à trois communes voisines, Selembao, Makala et Bumbu, au relief particulier avec des ruelles escarpées et sinueuses, des sentiers broussailleux offrant des possibilités de furtivité plus larges.

         C’est donc sur base de ces quelques données que la police devrait centrer ses investigations pour traquer ces malfaiteurs qui redonnent des insomnies aux paisibles citoyens, non seulement dans les trois communes précitées, mais aussi dans d’autres mairies de la ville de Kinshasa. J.R.T.

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