Des éléments de l’escadron mobile de la Lukunga neutralisent deux bandits armés

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police judiciareDevant des policiers déterminés à mettre hors d’état de nuire des bandits de grand chemin, dotés d’équipements adéquats, le moral gonflé à bloc et bien encadrés par des techniciens formés dans la lutte contre la criminalité, la pègre finit par battre en retraite.
Telle est la mésaventure que viennent de vivre deux malfrats de la pire espèce, Blaise Munda Ilembela alias Dezart et son comparse Serge Mutombo Buitshi alias Bayoka.
Deuxième quinzaine de novembre. Ngaliema encore sous les feux de la criminalité, n’a pas encore retrouvé sa quiétude. L’insécurité rampante répandue dans la plupart des quartiers, y règne en maître. De jour, ce sont des agents irréguliers et autres déserteurs qui rançonnent la population. La nuit, les commerces et domiciles des gens fortunés  sont visités.
            Une nuit, vers 3 heures du matin, la boutique Bon Prix, située sur avenue Kondo n° 77, au quartier Lubudi, commune de Ngaliema, est encerclée par une bande des malfaiteurs. Ils sont armés pour la plupart. Tous les voisins plongés dans un profond sommeil, ne se réveilleront qu’à la faveur des tirs de coups de feu. Coïncidence heureuse, des patrouilleurs de l’escadron mobile du commissariat urbain de Lukunga qui sillonnaient les rues du quartier Lubudi, alertés par la fusillade, se sont organisés pour s’enquérir de cet incident. Après s’être déployés dans le secteur, Ils vont avancer à pied, rasant les parcelles des environs, comme pour ne pas signaler leur présence.
            La stratégie s’avère payante pour les policiers, car les bandits commençaient à utiliser des instruments contondants pour casser les portes de la boutique. Cela a pris une bonne vingtaine des minutes, au point que des éléments de l’escadron mobile du commissariat urbain de Lukunga se sont approchés de lieux.
            Quatre tirs de sommation de policiers ont surpris les bandits qui ont compris que des agents de l’ordre étaient dans le secteur. C’était la débandade dans tous les sens. Chaque malfaiteur tenait à se sauver en prenant la direction de son choix.
            Si la plupart des malfrats se sont volatilisés dans la nature, deux d’entre eux se sont réfugiés derrière des murs où ils seront délogés comme de petits lapins.
            Les policiers ont en effet, réussi à arrêter les fameux Dezart et Bayoka, récidivistes de leur état, bien connus dans les milieux de la police criminelle, toujours en cavale après maints forfaits. Et c’est sans peine que leurs fiches ont été retrouvées et leurs antécédents judiciaires remis à jour.
            Aujourd’hui que les enquêteurs de cette unité, ainsi que les fins limiers du Groupement de recherche et investigations sont sur cette affaire, il y a de fortes chances que les bandits en cavale soient retrouvés et neutralisés. Car l’interrogatoire auquel ont été soumis Dezart et Bayoka n’a livré que quelques fragments du passé criminel de cette bande des malfaiteurs. Il est encore trop tôt pour s’attendre à la reconstitution de tout son palmarès pour évaluer son envergure criminelle.
Et pendant que Ngaliema connaît une insécurité particulière, le quartier Ma Campagne est de nouveau dans l’œil du cyclone. La semaine dernière, alors qu’il roulait sur une avenue parsemée de nids de poule, un chauffeur a vu surgir devant lui cinq malfaiteurs qui lui ont braqué des armes, menaçant de l’abattre s’il tentait de s’échapper.
            Craignant pour sa vie, Mavungu Daniel, le conducteur, a ouvert la portière et s’est sauvé en courant à toutes jambes. Sur ces entrefaites, une jeep tous terrains phares allumés venait sur la même avenue. L’arrivée de ce véhicule a sauvé la vie à la victime qui par bonheur, gardait sur lui, les clés de contact de sa voiture.
N’ayant pas réussi à démarrer l’engin, les malfaiteurs se sont contentés de recettes de la journée cachées sous le tapis. Cette Toyota IST a été récupérée le lendemain avec l’aide de policiers.
            Daniel Mavungu retient de cet incident qui aurait pu lui coûter la mort et le vol de la voiture, qu’il ne se hasarderait plus à déposer les clients, la nuit, sur des rues intérieures de certains quartiers.
            Signalons que pour l’instant, aucun dispositif policier capable de dissuader des malfaiteurs, n’a été annoncé pour le renforcement de la sécurité dans les quartiers rouges de Kinshasa. Et la population attend des autorités de la ville qu’elles en décident déjà, avant que les Kinois se lancent dans des achats pour les festivités de fin de l’année 2015 et les orgies pour saluer le passage de 2015 à 2016.
J.R.T.