Des animateurs des médias diocésains en formation au centre Nganda

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La commission épiscopale  de la communication sociale « Cecos »  de l’Eglise catholique, un organe  technique de la Conférence Episcopale du Congo « Cenco » organise depuis hier mardi 11 mars 2014 au centre Nganda une session de formation de deux jours  à l’intention des directeurs et animateurs des médias diocésains  de la RDC.

 Importance de la presse écrite en milieu catholique, panorama des médias en RDC, mission du directeur diocésain des communications sociales, gestion des radios communautaires, l’entrepreunariat…. sont les intitulés des exposés suivis des débats retenus pour cette session de formation. Avec comme intervenants :  l’abbé Jean- Marie Bomengola, secrétaire de la Cecos, les pères comboniens Kike, Jean- Claude Kobo, Aimé Cyprien Dionzo….

Dans son mot de circonstance, l’abbé Bomengola  a affirmé qu’on est dans la civilisation du savoir où tout  passe par l’organisation de la connaissance en vue d’une certaine efficacité dans les actions.

L’Eglise ne vit pas en dehors de la société et bien qu’elle ne doive  pas courir derrière les innovations, elle est consciente que l’annonce de l’Evangile requiert  de nouvelles méthodes et approches, a-t-il indiqué.

«Nos diocèses, a ajouté le secrétaire de la Cecos, doivent considérer leur présence sur la toile comme une exigence du monde moderne».

L’abbé André Masinganda, second secrétaire adjoint à la Cenco, a fait savoir que les papes et d’autres  princes de l’Eglise catholique  accordent  une grande importance à la communication sociale. La Nouvelle Evangélisation à laquelle le Pape François convie l’Eglise tout entière ne saura se passer des médias pour atteindre les périphéries géographiques et existentielles  où vivent nos frères et sœurs.

C’est dans ce sens que les évêques congolais se sont convenus de créer la Cecos pour coordonner les initiatives en ce domaine.

            Mais quelle est la situation d’organisation et de fonctionnement  des  moyens de  communications sociales  dans les diocèses de la RDC ? s’est-il interrogé. Et d’ajouter qu’en dépit des avancées réalisées en matière de la pastorale des médias, bien des défis restent à relever, à savoir, un personnel qualifié, un équipement adéquat et des ressources financières conséquentes.

            On retient des interventions développées hier mardi que la vie est un réseau des relations.  L’homme a besoin d’échanges. L’internet permet aux hommes de se rencontrer, d’échanger leurs expériences.

L’Eglise cherche des voies et moyens pour atteindre les hommes en vue de leur parler de Jésus-Christ et de la Bonne nouvelle.

Il y a une certaine ambivalence dans la mesure où on dénombre une masse importante d’informations dont  certaines d’entre elles peuvent désorienter les gens.

            Comme défis, il y a la formation des jeunes,  prêtres…  à l’usage de l’internet, la cybercriminalité…

Jean-Claude Kobo a survolé les différentes étapes des médias congolais, à savoir de l’époque léopoldienne à la période coloniale en passant par la situation de la presse pendant la première et deuxième république, l’ère afdélienne….

            Le père Kike s’est efforcé d’expliquer aux directeurs et animateurs des médias diocésains l’importance de la presse écrite en milieu catholique.  Il a mis un accent particulier sur la lecture tout en déplorant le peu d’intérêt des Congolais pour les livres.

 Des études montrent qu’au niveau  mondial,  44 % des gens s’intéressent à la presse écrite.

Les questions des journalistes et autres participants se sont focalisés sur la disparition des médias traditionnels, la difficulté à éditer des bulletins diocésains…

Reprenant la parole Kobo a fait savoir qu’il est hors de question de craindre la disparition des médias traditionnels. C’est plutôt la création d’un grand organe catholique au niveau national, l’édition d’un bulletin par exemple au niveau provincial ou diocésain qui est primordial.

Jean- Marie Bolamenga a dit retenir les remarques pertinentes de ses hôtes sur la nécessité d’informer  de manière satisfaisante les fidèles peu enclines à lire les journaux.

Les travaux en carrefour programmés aujourd’hui vont précéder le travail de mise en commun.

Jean- Pierre Nkutu

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