Des acteurs sociaux inquiets du mutisme de la RD Congo

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Des acteurs sociaux intéressés  au Protocole de la Charte africaine des Droits de l’Homme  et des Peuples relatif aux droits de la femme en RDC ne s’expliquent pas pourquoi le gouvernement congolais tarde à mettre réellement en pratique ce document.
La RDC a signé ce protocole au même titre que d’autres pays de la SADC. Mais ce document n’est pas enregistré au Journal Officiel. Les sociétaires du Réseau Genre  et Droits de la Femme «Gedrofe» en ont fait part aux étudiants de l’Université Protestante du Congo «UPC »  le samedi 24 mars 2012.

Joachim Bongeye, Joséphine Ngalula et compagnie, respectivement chargé des programmes et secrétaire exécutive au Gedrofe »  ont au cours de cette conférence débat, parlé aussi des problèmes auxquels sont confrontés les femmes rurales. D’autant plus qu’au niveau international, le thème retenu cette année, en ce qui concerne la journée internationale de la femme est «Autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvrété».
On retient de l’exposé de Ngalula que ce protocole  est peu connu. Il contient 32 articles. Certaines dispositions reprises dans cette Charte  sont en contradiction avec notre Code de famille. Le Gedrofe bat campagne pour amener l’Etat congolais à jouer franc jeu dans ce dossier.

Entre-temps, les femmes ont l’obligation de s’approprier ce protocole.
Dans ce texte, ,il est fait état des droits de la femme en matière d’environnement, d’éducation, de santé, de l’abandon des pratiques néfastes, de l’élimination des lois et pratiques discriminatoires concernant la femme…

 L’article 14, relatif à l’avortement médicalisé et consécutif au viol pose problème. Il en est de même de notre Loi Electorale ( la disposition sur la parité) qui est en déphasage avec la Constitution.
En ce qui concerne les femmes rurales, elle a dit qu’elles croulent sous le poids de la tradition. A cela s’ajoute l’analphabétisme, les problèmes d’accès à l’eau potable, aux soins de santé….

L’expérience de la Bralima
Présente à l’UPC, Chantal Mabunda, cadre de direction à la Bralima, a laissé entendre qu’en partenariat avec des ong, ils ont aménagé des rizières en milieu rural. Ceci leur permet de ne plus recourir au riz importé.
Ils ont implanté aussi des centres d’alphabétisation et des écoles dans le périmètre de ces champs. Les femmes rurales bénéficient également d’outils de travail et de semences. C’est une façon pour nous de les valoriser, a-t-elle souligné.
«Une expérience  similaire sera tentée dans la capitale où nous venons d’acquérir des centaines d’hectares», a ajouté Chantal Mabunda.

« Le Gedrofe a été mis sur pied peu après la 10 ème Rencontre Internationale Femme  et Santé qui s’est tenue  en Inde en 2005. La première tentative  était la création d’une Chaîne de Solidarité pour les droits reproductifs de la femme », a rappelé Bongeye dans son mot d’introduction.
Plus tard, Ngalula et ses consoeurs d’autres célébrités du mouvement associatif ( hommes inclus), ont décidé de créer le Gedrofe qui a pour mission de promouvoir, de protéger et de défendre les droits à la santé de reproduction  dans la perspective genre  ainsi que les droits de la femme.

Massala

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