Dépotoirs, champs de légumes : voisinage morbide sur l’avenue ex-Bokasa

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 Depuis 15 mois, Kinshasa est engagé dans la bataille de rénovation de ses infrastructures routières à la fois par les autorités nationales et urbaines. Celle-ci, est destinée à redonner une image séduisante à une capitale aujourd’hui présentée comme la plus sale du monde.
 Les Kinois avaient espéré, à la faveur de ces travaux, se débarrasser des points d’encrage de l’insalubrité, à l’image de la montagne d’immondices que tout le monde voit et subit sur l’avenue Luambo Makiadi, à la hauteur de l’ex-marché Type-Ka.
 Régulièrement alimentée par les tireurs des pousse-pousses dans leur travail quotidien d’évacuation des ordures de la commune de Kinshasa, la montagne d’immondices continue de résister à toutes les intempéries. Bien plus, elle constitue un foyer de contamination dont le premier champ d’action n’est autre que les champs des légumes voisins qu’elle alimente en microbes de toutes sortes.
 Ce voisinage morbide aurait dû déjà interpeller les services de l’Hygiène de la ville, d’autant plus qu’au-delà des immondices, les légumes reçoivent chaque jour d’importants dépôts de plomb provenant des pots d’échappement des véhicules et autres motos qui empruntent l’ex-avenue Bokasa par dizaine des milliers aussi bien le jour que la nuit.

 La leçon à tirer de cette insouciance est que la santé de la population n’est pas le souci de certains dirigeants. Ceux-ci attendent peut-être la survenance des catastrophes pour se manifester et donner l’impression de se préoccuper  du vécu quotidien des citoyens.
 C’est ici le lieu de rappeler que la rénovation des infrastructures ne doit pas être  faite uniquement en fonction du confort espéré des invités de marque aux festivités du Cinquantenaire, mais aussi, voire même surtout, du bien-être de la population  congolaise.
Kitadi Sifa
(Stg/Ucc)

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