Dépôt des candidatures: les précisions de la CENI

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D’ici peu, les différents candidats aux élections législatives provinciales seront appelés à déposer leurs dossiers auprès du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante. C’était l’objet principal de la réunion d’hier mardi 12 juin 2018, au siège de cette institution d’appui à la démocratie, entre cette dernière et les délégués des partis et regroupements politiques.

Le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, a rappelé à leur
intention les éléments constitutifs des dossiers de candidatures ; la
caution à payer pour chaque scrutin ; les conditions de recevabilité
et d’irrecevabilité des candidatures ; le numéro de compte pour les
frais à payer ; etc.
Pour ce faire, plusieurs documents ont été remis aux mandataires des
partis et regroupements politiques. Il s’agit notamment de la copie du
journal officiel reprenant la liste des partis et regroupements
politiques agréés par le ministère de l’Intérieur, le Code de bonne
conduite, le Guide du  candidat aux élections présidentielle et
législatives ; la note d’accusé de réception par la Direction Générale
des Recettes Administratives, Domaniales et de Participation (DGRAD),
etc.
Parlant des frais, il a relevé que les candidats aux législatives
provinciales ayant déjà versé 500.000 FC depuis 2015 et restés fidèles
à leurs formations politiques d’origine peuvent les considérer comme
un acompte, tandis que ceux ayant décidé d’aller ailleurs ont
automatiquement perdu leur argent.

Conditions d’éligibilité et
d’inéligibilité

Pour être éligible, il faut être de nationalité congolaise ; être âgé
de 25 ans au moins ; jouir de la plénitude de ses droits civils et
politiques ; ne pas se trouver dans un cas d’exclusion prévu par la
loi électorale ; avoir la qualité d’électeur ou se faire identifier et
enrôler lors du dépôt de sa candidature ; être titulaire d’un diplôme
d’études supérieures ou universitaires ou justifier d’une expérience
professionnelle d’au moins 5 ans.
Sont inéligibles les personnes privées de leurs droits civils et
politiques par décision judiciaire définitive ; les personnes
condamnées par décision judiciaire définitive pour crimes de guerre,
crimes de génocide et crimes contre l’humanité ; les personnes
condamnées par un jugement définitif pour viol, exploitation illégale
des ressources naturelles, corruption, détournement des deniers
publics, assassinat, torture, banqueroute et faillite; les personnes
frappées d’une incapacité mentale médicalement prouvée au cours des
cinq dernières années précédant les élections.
Dorcas NSOMUE