Le dénombrement de la population, un facteur important de la démocratie

0
209

Etablissement public doté de la personnalité juridique, l’Office National d’Identification de la Population a été mis en place suite à l’ordonnance présidentielle n°14/066 du 15 octobre 2014 portant nomination des Administrateurs et d’un Président du conseil d’administration. La salle des conférences de Fleuve Congo Hôtel a servi de cadre pour la présentation officielle de l’Onip, le vendredi 21 novembre 2014.
La cérémonie était présidée par Richard Muyej, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières.

C’est suite aux recommandations des concertations nationales tenues à Kinshasa en septembre 2014, aux recommandations de la conférence internationale sur la population organisée en 1998 en Egypte et en 2004 à Dakar ainsi qu’à 51 de la Constitution de la République Démocratique du Congo et à la Déclaration universelle des droits de l’homme en ses articles 6 et 15 que le président la République, Joseph Kabila Kabange, a procédé à la signature de l’ordonnance portant création de l’Office National d’Identification de la Population (Onip).
En effet, l’Onip a été créé avec l’objectif de faire l’identification systématique de l’effectif total de la population congolaise, de procéder à la constitution et l’élaboration du fichier général de la population, de délivrer la carte d’identification nationale (carte biométrique) produite et imprimée à partir de la base des données figurant dans fichier général de la population.
Cette prérogative lui donne droit d’émètre des avis sur la politique de l’Etat en ce qui concerne la gestion de la population. Le fichier général de la population servira d’outil principal et de référence à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour l’organisation des élections.
Le fichier général sera une source fiable pour la Ceni, car il devra répertorier tous les Congolais vivant au pays et ceux de la diaspora. Il comprendra, en outre, la liste des étrangers vivant sur l’ensemble du territoire national.
S’adressant à l’assistance, Richard Muyej a donné l’historique du dénombrement de la population congolaise de 1960 à nos jours. Il a rappelé que les dernières opérations de recensement administratif au Congo datent de 1993. Il a relevé que le manque d’identification de la population congolaise est à la base de plusieurs problèmes dans le pays. Notamment, la double identité, le manque d’adresses fixes pour les citoyens, etc. Les facteurs précités sont d’ailleurs la cause de plusieurs formes de délinquance sur le territoire congolais.
Or, l’identification de la population est un devoir pour le gouvernement et un droit pour les citoyens. Car, elle permet au gouvernement de mettre en place des politiques et des projets des développements en suivant la taille de sa population, facteurs majeurs d’éradication de la pauvreté dans le pays.
Face aux missions confiées à cet établissement public, le ministre Muyej a fini son adresse en exhortant les nouveaux dirigeants de l’Onip à plus d’abnégations et de créativité. « Que l’Onip réponde aux attentes du chef de l’Etat, du gouvernement de la république ainsi que de la population, qui depuis plusieurs décennies, attend impatiemment qu’il lui soit délivré la carte d’identification nationale».

Besoin de soutien

Dans son allocution, Geneviève Inagosi, présidente du conseil d’administration de l’Onip a invité toutes les couches sociopolitiques à accompagner cette nouvelle institution en vue de lui permettre de remplir en bonne et due forme ses missions.
Elle a soolicité sur l’accompagnement de la presse, qui devra faire comprendre à la population le processus d’identification nationale, afin qu’elle suive mieux le processus dont elle est la première et principale bénéficiaire.

Près de 40 mille emplois disponibles

Adolphe Lumanu, directeur général de l’Onip, a fait l’état des lieux du processus d’identification nationale dans le pays. Ce projet recèle d’avantages aussi bien politique, économique, sécuritaire, social, etchnique, etc.
Il a réaffirmé son engagement à produire en tant réel des données exactes et fiables des populations. Car, l’Onip va opérer dans toutes les provinces, territoires, secteurs, etc. du pays. Ses services seront présents dans tous les milieux urbains, périurbains et ruraux du pays. Les agents vont se déployer dans tous les recoins de la République même dans le fin fond de nos villages.  Selon les analyses des dirigeants de l’Onip, il y a  l’opportunité de créer plus de 40.000 emplois.

Il faudrait noter que les Congolais ne sont plus détenteurs d’une quelconque carte. Ils se servent souvent du passeport, des cartes de service, d’étudiants et autres.

Dorcas NSOMUE

LEAVE A REPLY

*