Démenti d’Olivier Kamitatu

0
259

Le porte-parole de la police nationale congolaise a confirmé l’arrestation d’un dénommé Monsieur Ayiki Taban Ibrahim qui aurait, selon ses déclarations, été dépêché en février dernier par le Président Moïse Katumbi en compagnie de plusieurs éléments venant de
Belgique et d’Afrique du Sud à Kampala afin de prendre contact avec le colonel John Tshibangu pour ouvrir aux côtés du groupe armé ALPC les hostilités à partir du territoire d’Aru en Ituri.

Le Président Moïse Katumbi dément bien entendu tout lien avec toute
personne ayant la volonté de recourir aux armes et à la violence pour
renverser les institutions illégitimes de la République Démocratique
du Congo. Son combat pour la libération du pays est et restera
pacifique, comme il l’a toujours dit. il condamne ces nouvelles
fausses accusations qui viennent s’ajouter aux affaires judiciaires
montées de toutes pièces par le pouvoir dans le but de l’écarter de
l’élection présidentielle.
L’objectif de ce régime sanguinaire? Il est double : 1/ Empêcher
Moïse Katumbi de se présenter à l’élection présidentielle d’une party,
2/ Créer une véritable guerre civile au motif de chasser une rébellion
créée de toutes pièces et ainsi pouvoir invoquer ces troubles pour
repousser encore les élections. Nous appelons les Congolais, les pays
de la sous-région, et l’ensemble de la communauté internationale à
s’impliquer pour empêcher que ce plan criminel du régime de Joseph
Kabila n’aboutisse.
Au Kasaï, au Tanganyika, au Bord-Kivu, au Sud-Kivu, en Equateur et en
Ituri, l’implication du régime dans la tragédie congolaise est
tristement avérée. Tous les Congolais connaissent l’écrasante
responsabilité du régime dans les assassinats de Michael Sharp, de
Zaida Catalan, de Thérèse Kapangala, de Rossy Tshimanga et de tous les
innocents sauvagement tués lors des manifestations pacifiques. Tous
ont conscience de l’écrasante responsabilité du régime dans la
disparition de dizaines de milliers de Congolais massacrés au Kasaï,
au Nord-Kivu, dans le Tanganyika, en Ituri. Tous savent que la
multiplication des arrestations arbitraires, des détentions et des
assassinats dans des cachots clandestins et de la torture sont
l’illustration de l’absence d’un Etat juste et démocratique.
Aujourd’hui, aucun Congolais n’est dupe de la responsabilité de ceux
qui commandent les services de sécurité et sont parties prenantes dans
la résurgence des conflits ethniques à travers le pays. Joseph Kabila
et l’Agence Nationale des Renseignements empêchent toutes les
institutions de remplir leur rôle républicain. Ils empêchent nos
forces de sécurité de travailler efficacement.
Le Président Moïse Katumbi rappelle avec fermeté : «N’en déplaise au
régime qui cherche par tous les moyens à m’écarter de la
présidentielle, mon combat est  et restera pacifique et je suis
candidat à la Présidence de la République de mon pays. En dépit des
menaces et des faux dossiers, je ne ferai jamais marche arrière car
c’est mon devoir de sauver le peuple congolais et redonner au Congo sa
grandeur. Alors que le régime veut nous intimider pour obtenir une
prolongation de son pouvoir. J’appelle tous les Congolais à exiger la
tenue dans les délais des élections libres, démocratiques,
transparentes et inclusives».

Olivier Kamitatu, directeur de cabinet du Président et porte-parole