Delvaux : le porte-à-porte pour arrêter les jeunes

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De nombreux jeunes ont été arrêtés à l’occasion des journées folles que la capitale congolaise a vécu la semaine dernière. Il est inexact d’affirmer que tous ces jeunes sont des pillards et qu’ils ont été ramassés sur les lieux de leurs forfaits.

En vérité, il y a deux situations à souligner. La première est celle des personnes qui ont été surpris par les forces de l’ordre sur les théâtres des opérations. La deuxième situation est celle des jeunes – des garçons pour la plupart – qui ont été arrêtés aux domiciles de leurs parents tout simplement parce que leur qualité de garçon faisait d’eux des pillards en puissance. On a vu ainsi les forces de police investir les rues notamment à Lemba et Ngaliema pour faire le porte-à-porte à la recherche d’éventuels garçons. Et chaque fois qu’elles en trouvaient, elles les embarquaient à bord de leurs véhicules.

            Comment va-t-on faire justice à toutes ces victimes innocentes arrêtées à domicile et non sur le terrain où se déroulaient les manifestations ? A l’heure où les pouvoirs publics tiennent absolument à sanctionner les fauteurs des troubles, on ne peut manquer de manifester des inquiétudes concernant des enfants dont le seul tort est d’être du sexe masculin.      La loi ne doit pas être appliquée uniquement pour l’exemple, elle doit surtout viser à réparer  et dans le cas d’espèce, à reconnaître l’innocence de ceux qui ont été arrêtés à tort.

Murka