Délocalisation du sommet de la Francophonie : les «FAC» interpellent Abdou Diouf

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Alors que la ministre française chargée de la Francophonie séjourne a Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, dans le cadre des préparatifs du 14ème sommet de la francophonie se tiendra  au mois d’octobre à Kinshasa, les Forces Acquises au changement viennent d’emboîter le pas à l’UDPS. Une délégation de cette plate- forme politique conduite par son modérateur Lisanga Bonganga a déposé hier jeudi un memo contre le sommet de la Francophonie à Kinshasa.
 Dans leur pétition, ils rappellent  qu’en 1991, la République Démocratique du Congo, alors République du Zaïre, fut frappée par la mesure  de délocalisation du 4ème Sommet de Kinshasa à Paris.

 Ce précédent soulignent-il devenu aujourd’hui une jurisprudence dans l’espace de la Francophonie, fut notifiée à l’époque par Abdou Diouf  au président Mobutu, mis en cause dans les faits suivants : – massacre des étudiants de l’Université de Lubumbashi;
– violation systématique des droits humains caractérisés par des plasticages des organes de presse tels que les imprimeries du journal Elima à Kinshasa et par les assassinats des activistes des droits de l’homme …
– insécurité généralisée avec le phénomène hiboux.  


 Ces acteurs politiques ont fait remarquer que la mesure de délocalisation  fut sans faille ni le moindre égard aux avantages matériels ou retombées que le Sommet de la Francophonie allait procurer au pays d’accueil que fut le Zaïre actuel RD Congo.
 Pour les précités, l’environnement politique actuel en RDC est caractérisé par le holdup électoral du 28 novembre 2011, la guerre  à l’Est, l’assassinat des activistes des droits de l’homme, le musèlement des membres de l’opposition, l’utilisation de l’armée et des services de sécurité comme instrument de la répression, est plus pollué que celui de 1991 pour que ce sommet soit délocalisé, conformément aux valeurs communes  de la Francophonie auxquelles ont souscrit les Etats, aux terme de la déclaration du 10ème Sommet de la Francophonie à Bamako .
Ces valeurs, à savoir la paix, la démocratie, l’Etat de droit, le respect de la promotion de l’homme, la parité et la protection de l’environnent font défaut dans la gouvernance actuelle du pays, selon ces acteurs politiques. 
 De tout ce qui précède les «FAC» demandent au président Hollande de respecter son engagement préélectoral de ne pas fréquenter les dirigeants issus des élections truquées.
 Ils demandent à la ministre française, Benguigu  en  séjour à Kinshasa de constater le manque des institutions démocratiques au Congo à la suite des élections jugées non crédibles par les observateurs internationaux et nationaux.


ERIC WEMBA

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