Déficit énergétique en RDC : Tshiongo veut booster les énergies Renouvelables

0
147
La République Démocratique du Congo, pays aux dimensions d’un continent, avec des potentialités immenses en sol et en sous-sol, doté d’un parc hydraulique impressionnant ne parvient pas à desservir totalement sa population en énergie électrique et en eau potable. Le taux de desserte est actuellement de 9% pour l’électricité et de 24% pour l’eau potable alors que les potentialités hydroélectriques sont estimées à 100.000 MW. Le déficit énergétique pour la ville de Kinshasa se situe autour de 140 MW sans compter les besoins non satisfaits en Provinces. Cette analyse faite hier mercredi 30 mars 2011, à Sultatani Hôtel à la Gombe, est celle du ministre de l’Energie, Gilbert Tshiongo Tshibinkubula wa Tumba, à la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur les énergies renouvelables et en présence de plusieurs hôtes de marque, dont l’Ambassadeur du Pays-Bas à Kinshasa.
          Grâce à l’appui de l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV), la Commission nationale de l’Energie organise, sous le patronage du ministère de l’Energie, un atelier de deux jours – du 30 au 31 mars 2011 – sur les énergies renouvelables en Rdc. Conscients des enjeux énergétiques de l’heure, Gilbert Tshiongo a tenu à remercier tous les participants de l’effort qu’ils ont consenti pour être présents à ces assises ; car il a estimé que leur présence témoigne de l’intérêt et de l’appui de chacun dans la recherche des voies et moyens susceptibles d’améliorer la desserte en électricité  et en eau potable ; préoccupations, selon lui, du Chef de l’Etat. 
          C’est ainsi que pour le gouvernement, ces assises s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies pour la promotion, la vulgarisation, la visibilité des Energies Nouvelles  et Renouvelables en RDC. Elles visent essentiellement le recensement de tous les partenaires impliqués dans le secteur des Energies Nouvelles et Renouvelables ; la mise en place du cadre institutionnel ; la création des comités d’Actions pour chaque forme d’Energies renouvelables et la recherche de l’expertise pour booster  les projets visant le développement des Energies Renouvelables.
Trouver les voies pour remédier à la très faible desserte en eau potable et en électricité
          Sur le plan de l’utilisation de l’énergie par la population, le ministre n’a pas caché le sombre tableau qui caractérise notre pays. Au contraire, il soutient que le RDC se doit de développer toutes les sources d’énergie à même d’augmenter les taux de desserte en électricité et en eau potable, ainsi satisfaire les besoins énergétiques de sa population. C’est justement cette perspective, selon le ministre, que poursuivent ces travaux : la Rd Congo doit passer de 9% à 19% de taux de desserte en électricité et de 24% à 35% de taux de desserte en eau potable à l’horizon 2015. Pour ce faire il a estimé à 6,5 milliards USD montant des investissements requis pour l’électricité et 1,5 milliard USD pour l’eau potable. Pour relever ce défi, il a dit compter sur le concours des bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux.
          Auparavant, en prenant la parole, l’Ambassadeur de Pays Bas a montré sa confiance dans la coopération qui lie son pays à la Rdc. Pour lui, c’est atelier financé par la SNV, vise, à terme, à aider les populations des milieux défavorisés à s’approprier son développement. 
SAKAZ

LEAVE A REPLY

*