Dédollarisation de l’économie nationale : la BCC satisfaite de l’accroissement des transactions en CDF

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banque-centrale-bccLa politique de dédollarisation de l’économie congolaise semble porter des fruits. L’affirmation est de la Banque Centrale du Congo. C’est dans le compte rendu de la quatrième réunion ordinaire de l’exercice 2014 du Comité de Politique Monétaire, tenue le vendredi 9 mai dernier, que l’Institut d’Emission a fait ce constat devant la presse.

 Le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo renseigne, à ce sujet, que les transactions effectuées au premier trimestre de l’année 2014 en cours ont connu une augmentation du volume des dépôts et crédits bancaires en monnaie nationale par rapport aux devises étrangères.

«Sur le plan de l’évolution de l’activité bancaire, le Comité a noté avec satisfaction le comportement de la monnaie nationale. En effet, l’analyse des dépôts et crédits bancaires au premier trimestre a révélé un accroissement plus important en monnaie nationale qu’en devises aussi bien en rythme mensuel qu’en cumul annuel. Bien qu’encore timide, il s’agit d’une tendance appelée à se consolider dans le cadre du processus de dédollarisation ».

Quant à l’encours des Bons BCC, il s’est établi à 103,0 milliards de CDF, se contractant ainsi de 15,63 milliards de CDF d’un mois à l’autre pour l’exercice 2014, et de 61,26 milliards par rapport à fin décembre 2013. Ce qui permet de doter l’économie nationale des liquidités requises pour le développement de ses activités, indique le CPM (Comité de Politique Monétaire).

En outre, le Comité a jugé bon de maintenir le taux directeur inchangé, soit à 2%. Pour sa part, le coefficient de la réserve obligatoire reste maintenu à 8% et 7% pour les dépôts en devises à vue et à terme, et 7% et 3% pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme.

Face à la situation, le Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale du Congo exhorte le secteur public à contribuer davantage à la pérennisation de la stabilité macroéconomique. Pour ce faire, conseille le CPM, la politique devrait accroître les recettes et accélérer les dépenses d’investissement en qualité, tout en restant prudente.

Comme d’habitude, la réunion du Comité a analysé l’évolution de la conjoncture économique tant au plan national qu’international.

Au plan international, on note la reprise de l’économie mondiale sous l’impulsion de l’activité économique dans les pays avancés. La croissance qui était ainsi à 3,0% en 2013, devrait atteindre 3,6% en 2014. Des risques sont toutefois perceptibles face à la spirale de déflation dans les pays développés, au détournement des flux de capitaux, ainsi qu’aux incertitudes géopolitiques.

Pour l’Afrique subsaharienne, la croissance du PIB devrait atteindre 5,5% en 2014 contre 4,9% l’année passée. Et dans les Etats dits fragiles de la région, la croissance devrait demeurer élevée, soit autour de 6,9% cette année.

L’économie congolaise est en voie de poursuivre son expansion avec un taux de croissance réel projeté à 9,5%, contre une réalisation de 8,5% en 2013. Ce raffermissement de l’activité économique, note le CPM, est attesté par le solde global brut d’opinions des entrepreneurs du mois d’avril qui est resté en progression de 1,3% point par rapport au mois de mars, s’établissant à 22,1% contre 20,8%.

Sur le marché des biens et services, le rapport du Comité de Politique Monétaire indique que le mois d’avril a été caractérisé par la consolidation de la stabilité. L’inflation se situe à 0,50%. « Dans ce contexte, l’année 2014 devrait connaître un taux d’inflation de 1,54%. En glissement annuel, l’inflation s’est établie à 1,34% contre un objectif de 3,7% ».

Sur le marché des changes, il a été noté une poursuite de la stabilité sur les différents segments au mois d’avril. Le marché interbancaire affiche un taux de 924,00 CDF le dollar à fin avril contre 921,93 CDF un mois auparavant, soit une légère dépréciation de 0,2%, le taux étant passé de 935 CDF à 933 CDF au cours de la même période.

Dom

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