Décrispation politique : le Dircab de Katumbi libéré … mais les cas emblématiques toujours bloqués !

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Quarante huit heures après la publication de la liste des 15 personnes, le gouvernement par le biais de son ministre de la Justice et Garde des Sceaux Alexis Thambwe Mwamba vient de libérer, hier jeudi 22 février, 33 nouveaux cas. Parmi ces personnes ayant recouvré leur liberté il y a le directeur de cabinet de Moïse Katumbi, le professeur Huit Mulongo.

 Cette libération, d’après le gouvernement, entre dans le cadre de l’application des mesures de décrispation politique telles que recommandées dans l’Accord de la Saint Sylvestre.

            Cependant, on constate que jusque là, il n’y a aucun cas emblématique parmi les prisonniers politiques et d’opinions qui ont recouvré leur liberté. On rappelle que malgré des rumeurs persistantes qui ont circulé le week-end passé sur la probable libération d’Eugène Diomi Ndongola, Jean Claude Muyambo, Franck Diongo…personne parmi ces prisonniers considérés comme emblématiques n’a recouvré la liberté ! C’est pareil pour les leaders politiques contraints à l’exil et qui ne savent pas regagner leur mère patrie à cause des procédures politiques suspendues sur leurs têtes comme l’épée de Damoclès. Dans ce lot, on a Moïse Katumbi, Antipas Mbusa Nyamwuisi…sans oublier les membres du Comité Laïc de Coordination de l’Eglise catholique, qui en appellent à des marches pacifiques en vue de l’application effective de l’Accord de la Saint Sylvestre, pour barrer la route à toute tentative d’instauration d’une nouvelle dictature en République Démocratique du Congo. Il s’agit notamment des professeurs Thierry Nlandu, Isidore Ndaywel et Justin Okana, ainsi que de Léonie Kandolo et Me Lukengu qui sont entrés dans la clandestinité à cause des menaces d’arrestation qui pèsent sur eux.

A ces cas, il faut ajouter les membres de l’UDPS et ceux de quelques mouvements citoyens qui ont été arrêtés lors de différentes marches pacifiques organisées dernièrement.

Il est à espérer que le gouvernement ne va pas s’arrêter à mi-chemin, mais irait jusqu’au bout afin de rendre la décrispation politique réellement effective.

            Sur cette lancée, on peut également s’attendre au changement d’attitude de la part du pouvoir à l’égard des prochaines manifestations de protestation de rue comme il en sera encore le cas ce dimanche 25 février avec la troisième marche à l’appel du Comité Laïc de Coordination, CLC.

Dom