Décentralisation et développement local : une délégation de la RDC aux assises de la CADDEL au Cameroun

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            Le Palais des Congrès de Yaoundé, en République du Cameroun, a abrité du 28 au 30 septembre 2010, la session extraordinaire de la Conférence des Ministres Africains en charge de la Décentralisation et du Développement (CADDEL). Placée sous le haut patronage du président camerounais, Paul Biya, cette session a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation du Cameroun et président en exercice du Bureau Exécutif provisoire de la CADDEL, Marafa Hamidou. Une vingtaine des ministres et chefs des délégations y ont activement pris part. Il s’agit notamment : de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de l’Angola, du Bénin, de Botswana, de Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, du Cap Vert, de la Côte d’Ivoire, de l’Egypte, de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry, du Libéria, de Malawi, du Mali, de la Mauritanie, de la Mozambique, de la Namibie, du Niger, de la République Centrafricaine, de la Tanzanie, du Togo, de la Tunisie, de la Zambie, ainsi que de la RDC.
 
            Notre pays a été représenté à cette importante conférence panafricaine par une délégation conduite par le coordonateur national de la Cellule Technique d’Appui à la Décentralisation (CTAD), Makolo Jibikilay. Il était accompagné du professeur Ngindu Kalala, conseiller du ministre de la Décentralisation et de Georges Ingole, Chef de section de la CTAD.
 
             Faisant la restitution de cette conférence, le week-end dernier au siège de la CTAD, dans la commune de la Gombe, le coordonateur Makolo Jibikilay  a indiqué que la RDC, qui a brillé par son absence depuis sa création en 2000, est désormais membre effectif de la CADDEL.
             M. Makolo Jibikilay a révélé que cette session extraordinaire a été marquée par la prise de cinq résolutions portant respectivement sur l’adoption et l’entrée en vigueur des statuts révisés de la CADDEL ; la définition des orientations stratégiques de la CEDDEL pour la période 2010-2015 ; le plan de financement et les contributions financières annuelles des pays membres ; la mise en place du secrétariat exécutif permanent, ainsi que l’accord de siège entre le Cameroun et la CADDEL pour l’établissement à Yaoundé de son Secrétariat exécutif permanent.
            S’agissant des statuts de la CADDEL, la conférence a décidé qu’ils entrent en vigueur à compter du 30 septembre 2010. Concernant les orientations stratégiques, la conférence a retenu, pour la période 2010-2015, entre autres points : la mise en place du dispositif institutionnel ; la promotion et l’impulsion des politiques de décentralisation et de développement local en Afrique ; le lobbying auprès des différents partenaires au développement ; l’appui aux organisations de collectivités territoriales.
            La conférence a chargé le secrétariat exécutif permanent d’élaborer, sous la supervision du président de la CADDEL, un projet de barème des contributions annuelles des Etats membres à soumettre à l’adoption de la conférence des ministres. Elle a également décidé de proposer au gouvernement des Etats membres une contribution annuelle minimum de trente mille dollars américains, jusqu’à l’adoption  du barème des contributions des Etats.
 
Michel  LUKA
 

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