Décédé le 24 mai 2012 : tout Kinshasa pleure Ndombe Opetum au stade des Martyrs

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Lundi 11 juin 2012 : il est 9 heures passées. Quelques membres de la famille Ndombe arrivent à la clinique Ngaliema. Ils se dirigent vers la morgue de cet hôpital  et  parlent entre eux à voix basse. Soudain, des airs de « Nayebi ndenge bakolela ngai » brisent le silence qui s’est établi dans le périmètre de la morgue de cette clinique. Du coup, les proches du défunt  et d’autres personnes présentes sur les lieux laissent éclater bruyamment leurs peines. Les sanglots fusent de partout. Baby Ndombe arrive sur les lieux quelques minutes plus tard et entre immédiatement à la morgue. 

Dans la foulée, Simaro Masiya, Makoso (installé en Europe), Willy Tafar, le manager de Bana OK, Bombenga… se signbalent aussi.  Le frère aîné du défunt, du nom d’Antoine et  la veuve Ndombe sont inconsolables. Les  proches se tiennent à leurs côtés pour les soutenir. Pauline Ndekani, la veuve de Pépé Kallé Yampania, a fait le déplacement de la clinique Ngaliema.
Quelques caméramen font irruption à la morgue. Ils s’apprêtent à prendre les premières images. Un élément des FARDC  et d’autres « vigiles » s’interposent. On leur fait comprendre qu’ils doivent vider les lieux. 
Au fil des minutes, l’espace contigu à la morgue est rempli de monde. Reddy Amisi, Emeneya, Eugène Kabongo, Titina, Lisanga Bonganga, Jean-Claude Vuemba se pointent à la clinique. 
Le ministre Banza Mukalay  et d’autres officiels entrent à leur tour dans l’immense concession de la clinique Ngaliema.  Le ministre de la Jeunesse, Culture, Sports et Loisirs prend place à côté de Lutumba.
 
Prévu à 10 h30, la levée du corps de la morgue se fait toujours attendre. Des éléments de «Likonzi Protège», une société de gardiennage, prennent position juste à l’entrée qui mène directement à la morgue.
On parle d’un premier couac :  des problèmes imprévus sont signalés du côté de la morgue. On fait de changement de cercueil, celui choisi initialement ayant été jugé trop petit. Dieu merci, cet incident est vite clos.
Vers 12 heures, le cortège funèbre s’ébranle pour le domicile du défunt à Bandal, avenue Kisantu.
 
Grain de sable
 
Les  véhicules composant le long  cortège funèbre font un long détour avant d’atteindre Bandal. A quelques mètres du domicile du défunt ,   un ordre venu de quelque part vient modifier le programme préétabli. Et oui, le véhicule qui transporte la dépouille mortelle de Ndombe Opetum doit faire demi-tour et se diriger immédiatement  vers le stade des Martyrs. Qui ont modifié cet itinéraire ?
Difficile de le dire.  C’est certainement  une simple méprise, entend-on.  Hélas, non. Il se raconte que les frictions survenues peu avant la levée du corps du défunt est la raison principale du changement de programme. D’autres personnes soutiennent que le retard pris à la clinique Ngaliema est l’autre raison à la base de ce raté.
Un podium est érigé sur l’avenue Kisantu. Les sociétaires de Bana OK interprètent quelques œuvres de Ndombe. Epine, Esther Borive… jouent « Hortense », «Esakola ya mawa»….. A quelques mètres de là, les musiciens du  groupe folklorique yansi dénommé « Yom national »  exécutent quelques morceaux de leur répertoire. 
Le cortège arrive au stade des Martyrs après 14 heures. L’immense espace réservé aux obsèques des  célébrités est décoré des affiches de l’illustre disparu.
Plusieurs tentes y sont placées. Parents, connaissances, officiels… se hâtent d’aller s’incliner devant la dépouille de Ndombe Opetum.
Des artistes et leurs «accompagnateurs» absents à Ngaliema sont au stade des Martyrs.
Werrason et sa suite  sont  signalés au lieu des obsèques aux environs de 14 heures. Ils s’arrêtent pendant quelques minutes devant Lutumba. Manda Chante,  Roger Ngandu, le confident de JB Mpiana et même Blanchard Mosaka sont à quelques centimètres du patriarche Lutumba. Mais, Werrason et consortrs feignent de ne pas les voir.
Une scène à avoir attiré l’attention est celle de Baby Ndombe qui va vers son ancien employeur. 
 
Jean- Pierre Nkutu

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