De prolongation en prolongation à la CPI : Jean-Pierre Bemba doit prendre son mal en patience

0
58

Le sénateur Jean-Pierre Bemba à la Haye.Jean-Pierre BEMBA doit prendre son mal en patience ! La date de la clôture officielle du dépôt des éléments des preuves a été fixée au 2 juin prochain. Tandis que pour les plaidoiries et les réquisitoires finaux, les juges ne se sont pas encore prononcés, ce qui risque de prolonger le calvaire de l’ancien vice-Président de la République, au cas où des éléments nouveaux pourraient provenir des différentes auditions à huis clos qui  se poursuivent encore tout au long de ces procédures préliminaires.

Ce report pourrait être mis à profit par les nouveaux avocats de Jean-Pierre BEMBA pour rassembler de nouveaux éléments de preuves et des documents de nature à démontrer l’innocence de leur client en vue d’obtenir sa remise en liberté, ont indiqué au Phare des avocats près la Cour Pénale Internationale et trois experts militaires internationaux en séjour privé à Kinshasa. Lesquels n’accordent que peu d’importance à l’accusation de tentative de subornation des témoins mise à charge du leader du MLC, de son avocat Aimé KILOLO et de son directeur de cabinet Fidèle BABALA.

Jurisprudence Matthieu NGUDJOLO 

  Selon les sources proches de la Cour Pénale Internationale, la Procureure va recourir à 34 témoins à charge contre Jean-Pierre BEMBA, tandis que la défense dispose de 33 et les juges se contenteront d’un seul témoin. Or, toujours selon les archives de cette juridiction judiciaire internationale, l’ancien chef d’une milice armée Matthieu NGUDJOLO a eu gain de cause parce que les témoins à charge ont passé leur temps à se contredire sur les éléments les plus déterminants, notamment les dates, les lieux des massacres imputés au prévenu et surtout les identités des victimes et des survivants. Pire, toujours grâce aux dépositions maladroites et finalement mensongères de ces témoins à charge confrontées à celles des témoins à décharge, les juges ont fini par découvrir que le prévenu NGUDJOLO n’était pas sur les lieux des massacres car, infirmier de son état, il était en train de travailler dans la salle d’accouchement des femmes d’un hôpital situé à plus de cinquante kilomètres des lieux des massacres lui attribués à tort. La CPI a alors rejeté les accusations criminelles à charge de Matthieu NGUDJOLO avant de prononcer son acquittement pur et simple.

            Or, il a été établi que Jean-Pierre BEMBA n’a jamais mis ses pieds à Bangui ni dans ses environs pendant tout le temps que les éléments des troupes du MLC s’y trouvaient en opérations militaires contre les rebelles du général François BOZIZE. Il a été aussi établi que les éléments de l’armée du MLC avaient été accueillis au Beach de Bangui par des officiers de l’armée régulière centrafricaine qui leur avaient remis non seulement des tenues officielles mais surtout des armes et munitions de guerre. IL a été aussi établi que ces éléments du contingent armé du MLC recevaient leurs soldes payées par le trésor public centrafricain grâce à une assistance financière du gouvernement libyen. Il a été aussi établi que ce sont des officiers supérieurs de l’armée régulière centrafricaine qui commandaient les troupes du MLC habillés en tenues officielles mélangés aux éléments de l’armée régulière libyenne.

Bemba au secours d’un régime légal et légitime

  Il est de notoriété publique que les troupes du MLC avaient répondu à un appel pressant et pathétique du gouvernement centrafricain présidé à l’époque par Ange-Félix PATASSE, qui était en butte à une rébellion dirigée par François BOZIZE, ancien chef d’Etat-Major. En d’autres mots, les contingents du MLC avaient volé au secours d’un régime issu des élections démocratiques, libres et transparentes menacé par une rébellion.

            Tous les experts militaires cités à comparaitre devant la CPI ont affirmé que l’on ne peut pas commander des troupes à distance, surtout lorsque les opérations se déroulent dans une agglomération peuplée des civils non armés. Ces allégations ont été confirmées par les officiers supérieurs centrafricains cités comme témoins, tout comme des correspondants des médias internationaux et les activistes des droits de l’homme.

F.M.

LEAVE A REPLY

*