Pas de panique : le cycle de formation du primaire aux humanités reste de 12 ans

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Que des parents paniqués à l’idée – fausse d’ailleurs – que la Réforme
de l’Enseignement National préconisée par la Loi-Cadre (n°14/004 du 11
février 2014) a conduit à l’ajout de deux années supplémentaires aux
douze années de formations traditionnelles que contiennent les Cycles
primaire (6ans) et Secondaire (6ans). Dans la confusion, ces parents
affirment qu’au total, du début de la première année du Cycle primaire
à la fin du Cycle des humanités, un élève devra passer 14 ans sur les
bancs de l’école.Quand pensent au retard de deux dans le cursus de
formation et aux frais supplémentaires que la 7ème et la 8ème années
pourraient occasionner, certains tuteurs deviennent nerveux, sinon
malades. Comprendre ainsi l’essentiel de cette réforme de
l’Enseignement National n’est pas exact.

Pour bien comprendre, il faut d’abord retenir que cette réforme sera
mise en œuvre, d’une manière progressive, l’année scolaire prochaine,
2018-2019.  En somme, rien ne change car les élèves qui ont terminé
les six ans traditionnels du Cycle primaire iront s’inscrire – comme
d’habitude – en 1ère année du Cycle d’orientation (C.O.) et ceux qui
étaient en 1ère année de C.O. l’année dernière (année scolaire
2017-2018) vont progresser normalement en 2ème année C.O. Et les
uniformes ne changeront pas non plus, pas plus d’ailleurs que des
frais scolaires appliqués l’année scolaire passée.

De la 1ère année primaire au 2ème C.O. : le nouveau cycle complet

Mais dans cette apparente stabilité des formes, il y aura un réel
changement qui  sera mis en marche, particulièrement sur le plan
conceptuel, pédagogique et méthodologique. En effet, il y a de cela
quelque jours, un atelier de redynamisation de l’Education de base –
qui comprendra désormais les six ans actuels du cycle primaire
auxquels on ajoute les deux années du niveau du Cycle d’orientation
(C.0.) actuel – a consacré (accepté) l’application effective de la
réforme de l’Enseignement national par l’utilisation d’un programme
conçu pour les classes de 7ème  et 8ème  années. Classes qui seront
physiquement celles de 1ère et 2ème année C.O. %ais pour les experts,
pédagogues et autres enseignants, chargés d’appliquer la réforme à ce
niveau, le concept et l’appellation seront différents.
Comme l’a expliqué lors d’un point de presse tenu le vendredi 08 juin
2018, le Directeur Nlandu Mabula Kinkela – responsable de la Direction
des Programmes scolaires et Matériel didactique à l’Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) – « L’Education de base
étant instituée par la Loi-Cadre  de l’Enseignement National, nous
n’avons pas de choix que nous atteler à la mettre en œuvre. Cela
nécessite que tous ceux qui y sont impliqués parlent le même langage
et aient conscience des enjeux y relatifs. L’Education de base doit
être comprise comme un continuum pédagogique et non physique ».
La généralisation et la redynamisation de ce nouveau programme
d’enseignement visent particulièrement le renforcement de
l’enseignement des mathématiques, sciences et techniques au niveau des
classes de 7ème et 8ème années (nouveau cycle qu’on nomme ‘Secondaire
général’ en lieu et place de C.O.). Une redynamisation de
l’enseignement des mathématiques et sciences qu’appuie le : « Projet
d’Education pour la Qualité et la Pertinence des Enseignements aux
niveaux Secondaire et Universitaire (PEQPESU) ».  Ces années vont
constituer désormais le Cycle terminal de l’Education de base – ou
Secondaire général – au terme duquel il y aura l’évaluation et la
sanction des études de l’Education de Base, donc en 8ème année (ou
2ème année du Secondaire général) qui marque la  fin de ce nouveau
cycle. Un examen de fin de cycle appelé « Test national de sélection
et d’orientation scolaire et professionnel » est institué l’actuel
Test National de Fin d’Etudes Primaires (TENAFEP) est donc appelé à
disparaître car de la 1ère année primaire à la 2ème C.O. (appelée 8ème
année), il y aura désormais un seul cycle.

Objectif : amener les élèves à l’amour des mathématiques et des sciences

Ce nouveau programme veut qu’à la fin du Secondaire général (8ème
année), les élèves aient un solide bagage en mathématiques, sciences
et techniques, qui servent aujourd’hui au vrai développement des pays
et qui sont capables de mieux les orienter comme boussole pour leur
réussite. Pour que les parents des élèves, les élèves eux-mêmes et les
partenaires éducatifs maîtrisent mieux cette nouvelle réforme – qui
était déjà testée dans 543 écoles pilotes (dont le Lycée Mgr Shaumba)
à travers le pays – une équipe de trois experts du ùinistère de
l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP), à savoir,
le Directeur Nlandu Mabula Kinkela, le professeur Valère Munsya,
secrétaire permanent du SPACE (un projet d’appui au secteur éducatif)
et Raïssa Malu, coordonatrice du PEQPESU, s’est chargé de l’expliquer
dans un point de presse le vendredi dernier.

SAKAZ