De nouvelles coupures à valeur faciale élevée bientôt sur le marché

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Au cours du point de presse qu’il a animé hier mardi, juste après la 7ème réunion ordinaire du Comité de Politique Monétaire, le vice-président de cet organe technique, Jean-Louis Kayembe, a levé un coin de voile sur la réforme fiduciaire de la Banque centrale mise en veilleuse depuis des lustres.

S’il reconnaît que la nouvelle coupure de 500 F de couleur verte lancée le 30 juin 2010, par le gouverneur de la Banque centrale du Congo, n’entre pas dans le cadre de la réforme fiduciaire de l’Institut d’émission, ce billet commémoratif du Cinquantenaire de l’indépendance de notre pays, vient élargir l’éventail fiduciaire actuel. Ce billet, a indiqué Jean-Louis Kayembe, va fonctionner concomitamment avec l’ancien billet de même valeur et de couleur bleue.

Cependant, concernant la réforme fiduciaire annoncée par le gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Masangu, le vice-président du comité de politique monétaire signale qu’elle interviendra dans les tout prochains jours. En effet, les milieux financiers de la RDC pourront s’attendre à voir prochainement sur le marché, de nouvelles coupures à valeur faciale élevée de 1.000 FC, 2.000 FC, 5.000 FC et 10.000 FC.

La raison principale de l’injection de ces nouveaux billets de banque est d’améliorer la circulation fiduciaire et d’éviter le transport de grosses sommes d’argent en petites coupures.

Cette annonce faite par les responsables de la BCC, ne doit pas servir de prétexte aux spéculateurs pour anticiper sur la dépréciation du taux de change.

Le taux directeur de la Banque Centrale revu à la baisse

La 7 ème réunion ordinaire du Comité de Politique Monétaire tenue hier, sous la direction de son président, le gouverneur Jean-Claude Masangu.   Deux points importants étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit de l’analyse de la conjoncture économique au 5 juin 2010, et les perspectives des politiques monétaire et de change.

L’évolution de la conjoncture économique renseigne que le renforcement de la coordination des politiques budgétaire et monétaire et la prudence dans leur conduite ont porté ses fruits. En effet, sur le marché des biens et services, l’on a noté la poursuite du mouvement de recul de l’inflation, soit 4,53 % au 4 juillet contre 4,62 % au 28 mai dernier. Toutefois, sur les cinq dernières semaines, la variation des prix à la consommation a été négative. Pour Jean-Louis Kayembe, le maintien de cette tendance permettrait de clôturer l’année 2010 avec un taux d’inflation de 9,27 % contre un objectif de 15 %.

Les membres du comité de politique monétaire se sont réjouis de constater la poursuite de la stabilité du taux de change sur les différents segments des marchés. Ils ont noté d’autre part qu’au cours de la première de juillet, le taux de change a connu une légère appréciation sur les marchés interbancaire et parallèle.

Sur le marché monétaire, le CPM a enregistré une augmentation tendancielle des taux d’intérêt réels, induite par le ralentissement notable de l’inflation, avec une marge de positivité du taux directeur qui est passé de 32,7 points contre 30,8 points à fin mai.

Les instruments de politique monétaire ont permis de stériliser au premier semestre 2010, 48,6 milliards de FC principalement via les billets de trésorerie, soit 36,3 milliards de FC et les recouvrements du refinancement se chiffrent à 12,9 milliards de FC. La réserve obligatoire s’est traduite, a fait remarquer le vice-président du comité de politique monétaire, par une légère injection de 0,6 milliard de FC.

Voilà pourquoi, réconfortés par le bon comportement des fondamentaux, le CPM a décidé de procéder à un nouvel assouplissement de son dispositif de politique monétaire, avec la révision à la baisse de 12,5 points du taux directeur. En réalité, il passe de 42 à 29,5 %.

Les membres du CPM se sont réjouis d’autre part, de la conclusion de la première revue du Programme économique du gouvernement PEG II, et de l’atteinte par la RDC, du point d’achèvement de l’Initiative PPTE. Avec ces dispositifs, notre pays accède à l’Initiative de l’allègement de la dette multilatérale ( IADM). Ils ont tous salué les efforts déployés à ce sujet par le gouvernement et la BCC en matière de gestion coordonnée de politiques macro-économiques et des réformes structurelles.

       J.R.T.

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