De Mbandaka à Kinshasa : nouvelles rumeurs sur Koyagialo

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KoyagialoComme il y a sept mois, quand il avait connu un grave problème de santé ayant conduit à son évacuation sanitaire vers l’Afrique du Sud, le gouverneur de l’Equateur, Louis Alphonse Koyagialo, était de nouveau au centre de folles rumeurs durant toute la journée d’hier mardi 08 avril 2014. A Mbandaka comme à Kinshasa, des sources difficilement vérifiables et contrôlables ont laissé courir les bruits selon lesquels le patron de l’administration provinciale de l’Equateur aurait fait une rechute, ce qui donnait à penser à l’aggravation du mal qui l’avait éloigné du pays pendant six mois.

           Certaines langues sont allées jusqu’à affirmer que l’homme qui préside actuellement aux destinées de l’Equateur, aurait été ramené d’urgence à Kinshasa, à bord d’un avion médicalisé. Les mêmes sources incontrôlées ont suggéré l’hypothèse d’un nouveau transfert vers l’étranger.

Contactés par Le Phare, des membres de sa famille et de son cabinet ont soutenu, à l’unisson, que le chef de l’exécutif provincial de l’Equateur a connu un petit malaise lié aux effets secondaires d’un médicament antipaludéen. A les en croire, la situation est sous contrôle médical. D’où, il n’y aurait aucune raison de s’inquiéter. Ils ont par ailleurs démenti l’information selon laquelle Koyagialo serait revenu à Kinshasa. A les entendre parler, l’autorité provinciale de l’Equateur se trouve toujours à Mbandaka et pourrait se présenter à son cabinet de travail dès que le paludisme qui le dérange serait vaincu.

            S’exprimant sous le sceau de l’anonymat, un membre du gouvernement provincial de l’Equateur s’est insurgé contre les marchands de rumeurs, qui ont pris la manie de tout dramatiser depuis que Louis Alphonse Koyagialo avait été donné pour mort, il y a sept mois. Il s’est demandé pourquoi on en veut à ce grand commis de l’Etat mu par le souci de vouloir jouer correctement son rôle de rassembleur des frères et sœurs de sa province d’origine et de servir loyalement le peuple congolais dans l’exercice de ses fonctions.

S’agissant d’un éventuel transfert médical à l’étranger, il a souligné qu’une telle démarche ne se justifierait pas, l’Hôpital du Cinquantenaire, récemment inauguré par le Chef de l’Etat, étant en mesure d’assurer la prise en charge médicale totale et efficace des Congolais sur place.

Que faut-il retenir de l’alerte d’hier ? Le principal enseignement à en tirer est qu’en principe, l’état de santé du gouverneur de l’Equateur n’inspirerait pas de l’inquiétude. L’homme se trouve sous traitement médical contre le paludisme, un mal qui n’a rien à avoir avec les problèmes cardiaques qu’il avait connus voici sept mois. Sauf changement imprévu, il pourrait se rétablir dans un bref délai et reprendre en mains la direction des affaires provinciales. L’autre leçon à tirer de ce qui se raconte autour de Koyagialo est que de nombreux compatriotes continuent de se préoccuper de son bulletin de santé. Les uns et les autres voudraient certainement se convaincre qu’après un long séjour médical en Afrique du Sud, l’intéressé a effectivement retrouvé la plénitude de ses aptitudes physiques et intellectuelles.

En attendant d’éventuels nouveaux éléments au dossier, Le Phare s’en tient aux éléments d’information obtenus du cabinet de Koyagialo et de certains membres de sa famille biologique.

Rappelons que le gouverneur élu de l’Equateur a regagné Mbandaka il y a un mois, après un séjour médical de six mois en Afrique du Sud.

                                    Kimp

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