« De la marginalisation à la nationalisation »

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L’auteur du livre s’appelle Huit Mulongo Kalonda ba-Mpeta, professeur à la faculté des lettres et civilisations congolaises de l’université de Lubumbashi. Le baptême de l’ouvrage par le ministre de la Culture et des Arts, a eu pour cadre le Centre Wallonie Bruxelles International de Kinshasa.
Sa présentation tout comme celle de l’auteur était faite par le Directeur général de la Bibliothèque nationale, prof Georges Mulumba Kalonga.
On retient de cette présentation que « De la marginalisation à la nationalisation : un parcours authentique », dictionnaire de littérature congolaise de langue française, est un livre de 236 pages publié aux éditions « Celtram ».

Il puise essentiellement dans la littérature congolaise, et le souci de son auteur est la quête d’identité nationale.
C’est un dictionnaire parce qu’il inventorie les revues, éditions, salons et cercles littéraires des auteurs congolais. On y trouve une liste de 237 écrivains congolais.
Huit Mulongo renseigne que la littérature congolaise francophone commence à peine à s’écrire. Il énonce 3 raisons : sa jeunesse, sa marginalisation ainsi que le climat d’aliénation mentale culturelle qui accompagne le Congolais dès la naissance jusqu’à l’émancipation.
Il cite deux autres comme étant les ancêtres de la littérature congolaise. Il s’agit d’Antoine Roger Bolamba « La Voix du Congolais » et du romancier Paul Lomami Tshibamba « Ngando ».
Après eux, s’ensuit une vague d’auteurs à l’instar de Kadima Nzuji, Ngandu Nkashama, Tshitungu Nkongolo, Mbuyamba Kankolongo, Mimbu Ngayel, Katumbwe bin-Mutindi, etc.
Il salue le mouvement de l’authenticité dont il dit avoir apporté une cure de désaliénation.
Sur la même lancée, il encourage et soutient bon nombre d’artistes musiciens qui se sont inspirés de l’authenticité pour imposer l’identité nationale au-delà de frontières. Dans la foulée, il cite Rochereau, Abeti Masikini, Nyoka Longo, Papa Wemba, Koffi, JB Mpiana pour avoir réussi à imposer l’identité congolaise à travers la chanson dans le monde.
A son tour, le Pr Mulongo Kalonda présente son ouvrage comme un véritable cri de révolte par le fait qu’il ne comprend pas que 50 ans après l’indépendance, les Congolais soient toujours « prisonniers » de la littérature française.
Ce qui lui paraît ni plus ni moins comme une aliénation des valeurs culturelles nationales dont la Rdc regorge autant.
Pour casser cela, il invite les écrivains congolais à préparer la relève. C’est pourquoi, il a donné 5 exemplaires du livre à quelque 70 écoles littéraires et pédagogiques de Lubumbashi pour raison de conservation dans leurs bibliothèques respectives.
Il a promis d’en faire de même pour Kinshasa. Déjà dans la salle, il a ordonné qu’on remette un livre à une vingtaine d’élèves du collègue Saint Joseph Elikya présents au CWB.
Puis, le ministre Esdras Kambale a procédé au baptême de l’ouvrage.
Le ministre a dit constater que l’Afrique est mal dans sa peau ou regarde avec honte son histoire, et de se poser des questions  : pourquoi cela ? Quelles en sont les causes ?
La réponse à toutes ces questions s’appelle : l’instruction, l’éducation, affirme Esdras Kambale.
Pour lui, Huit Mulongo vient réveiller les fibres nationalistes à travers cet ouvrage.
La première personne à prendre la parole était la Déléguée du CWB, Mme Catherine qui a dit toute sa fierté de prendre part à une telle cérémonie.
Avant de déclarer que la Rdc est le pays de l’Afrique subsaharienne qui a plus de livres sur le marché mondial.

 

Dom

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