De la démocratie : Loi du peuple et lien sacré

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Monseigneur Président,

Avant toute chose, permettez-moi de dire sincèrement : Merci. Merci à vous-même, merci à tous les Conférenciers pour l’occasion unique que vous m’avez donnée de prendre part à cette Assemblée historique, fondatrice de notre vie nouvelle.

Permettez-moi également, avant de livrer mon message, que je présente mes félicitations à tous ceux, grands ou petits, présents ou absents qui ont contribué à l’avènement de l’événement : la C.N.S.  Hommage spécial aux absents, aux morts victimes de leur dévouement héroïque à la cause commune.

Permettez-moi enfin de m’associer à la recommandation faite l’autre jour par la Ligue des Droits de l’Homme au Zaïre d’édifier un monument à nos Etudiants morts, eux aussi victimes de leur combat pour la liberté. Pour nous qui les avions particulièrement connus, leur héroïsme a été et est encore d’un grand soutien à notre propre résistance morale contre l’imposture, à notre propre lutte pour la vérité, la légalité et la liberté.

Monseigneur Président,

Je me suis demandé, en tant qu’invité, au nom de qui, au nom de quoi je devais prendre la parole ! En mon nom personnel ? Non, ce serait vain et indécent. Je me suis alors résolu de m’adresser à vous, au nom de ce qui nous est commun : la Nation et la Raison.

Par la Raison, rechercher avec vous la Vérité qui nous sauve comme Nation.

Ma contribution consistera en une considération d’ordre général, le regard fixé sur l’essentiel qui est un problème fondamentalement et non exclusivement éthique, considération qui sera assortie de recommandations pratiques plus éthiques que politiques.

De tous les enjeux de la Conférence Nationale Souveraine, le plus important et de loin se trouve être la reconquête de notre indépendance effective, la reprise en main de notre pouvoir d’autodétermination, fondé sur l’autonomie vraie, constituant notre existence comme Peuple Souverain.

Opter aujourd’hui pour la souveraineté du Peuple signifie, ici et maintenant, pour nous, opter pour le changement radical de tout : hommes, institutions, société. Le changement radical, c’est le changement de régime, c’est le changement de système et non le changement dans le système qu’on veut en soi identique. Il s’agit dès lors de faire un saut d’un système ancien autocratique en vigueur à un autre, nouveau, démocratique à instaurer.

Faire un saut, traverser le Rubicon ; ce choix est tragique ; il nous impose dans la douleur la destruction du régime autocratique que presque trente ans de conception erronée d’Indépendance, d’exercice solitaire, incontrôlé du pouvoir, de pillage et de gaspillage des ressources nationales, d’exaltation délirante de la subjectivité ont engendré et consolidé.

Ce régime autocratique nous a été fatal dans ses conséquences : déchéance de l’homme, faillite de l’Etat, dérive de la Nation. Mais considéré en lui-même, il n’est pas moins condamnable : il est un ordre de la subversion, de la corruption et de la perversion.

Ordre de la subversion, il nous fait marcher sur la tête, fonde la société sur la volonté arbitraire d’un individu supposé absolu grâce au pouvoir des armes. Comme tel, cet ordre se referme sur soi et se met en marge de l’évolution générale de l’histoire du Monde.
Ordre de la corruption, il l’est quand il se veut contre la loi : la loi du travail et la loi du social, quand il substitue à la loi, la loi privée (priva lex = le privilège) et le place au cœur de l’institution, de l’Etat, de la société. Le Parti-Etat a été partisan, soumis au Parti, lui-même sous l’autorité du Chef du Parti, le Fondateur. C’est sans doute cet Etat partisan sous l’intérêt privé, individuel que nous continuons – comble de l’ironie – à appeler la Respublica : la République !

Ordre de la perversion, ce régime l’est par sa rébellion contre tout ce qui se rapporte à la Valeur. Certains ont dit à son propos qu’il a opéré l’inversion des valeurs, alors qu’il a été en réalité un constant effort de négation de valeurs.

Ce régime autocratique a hérité du totalitarisme moderne, de la tyrannie à la grecque, de la dictature à la romaine et du despotisme à l’orientale mais rien de l’Afrique profonde et de ses cultures authentiques.
Eh bien ! C’est ce régime que l’histoire aujourd’hui récuse et condamne au nom de la promotion et de la consécration de l’homme comme temple du sacré et créateur libre, responsable de son destin, au nom de la démocratie comme règne de la Souveraineté du Peuple et de la loi du destin. Du destin l’antique sagesse Stoïcienne disait : « il guide celui qui lui obéit, mais entraîne celui qui lui résiste ».

Aussi est-il aujourd’hui sage pour nous d’opter pour la démocratie, d’aller dans le sens de l’histoire, de rejeter l’autocratie qui nous tient encore, de condamner le pouvoir monolithique, arbitraire et absurde, la domination de l’Exception sur la Règle, de la Mystification sur la Vérité, du Non-sens et du délire de l’outrecuidance sur le Sens et la Sagesse…, bref de rejeter l’autocratie pour adopter la démocratie, nous engager comme c’est déjà fait, dans la voie de notre naissance et développement comme Peuple Souverain.

Dans ce sens, la proclamation de la Souveraineté de la Conférence Nationale qui est l’objet de notre choix fondamental actuel est aussi l’Acte de notre naissance comme Peuple libre et souverain. Cette souveraineté, il importe qu’elle soit effective. Nous avons perdu plus de trente ans d’Indépendance, pourtant officiellement proclamée, mais qui, au lieu de s’affirmer effectivement, s’est volatilisée, métamorphosée en une nouvelle servitude pire que celle de l’époque coloniale. Pourquoi ? Parce qu’un crime fut commis, horrible :

Le Premier Ministre du premier Gouvernement démocratiquement élu de la Nation indépendante fut assassiné, comme fut assassinée aussi par un Coup d’Etat la Loi fondamentale qui aurait pu nous permettre de consolider l’Etat-Puissance Publique, de construire la Nation, société historique moderne et de nous épanouir en Peuple gardien de son autonomie, jaloux de son pouvoir d’autodétermination.

La Loi fondamentale assassinée ouvrit largement la porte au règne du Coup d’Etat permanent qui, à la loi que dit le Peuple pour fonder, canaliser, finaliser…, le Pouvoir substitua la loi privée que dit le Pouvoir pour se répandre, se consolider, se perpétuer. La loi se fait privée, privilège, effet arbitraire d’un vouloir sans limite, sans raison, de la Force s’autoproclamant Puissance Souveraine au fondement de l’Etat, de la société et du Citoyen.

Ainsi est né chez nous le régime autocratique, monolithique, substituant à la Vérité du réel le mythe de l’ « Individu Absolu » – homme d’exception – à la légalité de l’Institution, l’arbitraire de la décision, à la Structure du Sens, la Violence de l’intérêt, à la Raison, la déraison.

Aujourd’hui encore ce régime nous enchaîne et notre volonté d’en sortir, si générale, si ferme, si légitime soit-elle doit, pour être effective et valablement effective, se prolonger en la capacité de nous doter d’une Loi fondamentale, de nous y soumettre tous sans exception, d’y conformer nos comportements et institutions ainsi que nos rêves et projets de société.
Une société unanime, consensuelle mais sans loi est une société qui se meut, évolue dans l’émotion et le sentiment, et qui court ainsi, loin du rationnel, le risque d’être mensongère, inopérante et dangereusement romantique. La loi est l’œuvre de la raison en nous, de la raison en la société ; elle naît ou doit naître du creuset de la discussion entre les membres de cette société.

Réunie en Conférence, notre Société Nationale cherche par des discussions âpres, objectives et sincères, à donner à sa volonté générale la forme de la loi : elle est l’expression du consensus posée par la Volonté générale en norme pour le pouvoir ; en ce sens elle est « auto-nomos » la loi en nous : notre capacité interne de nous guider nous-mêmes. L’autonomie est le côté intérieur, le côté positif de l’indépendance : Ne pas dépendre ou peu dépendre de l’extérieur n’est possible que si l’on est capable de compter principalement sur ses propres forces, de se prendre en charge, bref de s’autodéterminer.

Mais l’autodétermination n’est effectivement valable que si la loi que nous nous donnons comme l’expression de notre volonté générale s’efforce aussi d’être l’expression de notre vérité : de la Vérité de notre situation, de nos aspirations et projets, bref l’expression de notre vérité en tant que communauté dans le monde  et société dans l’histoire, l’expression, en d’autres termes, du lien qui sous-tend nos propres relations avec le Monde.

La Loi fondamentale serait ainsi notre loi, celle que nous nous donnons librement ; que nous nous imposons à tous et à chacun sans exception, qui circonscrit le domaine de notre intériorité, de notre identité, en même temps que, dans la vérité, elle détermine notre ouverture au monde, notre coopération avec les autres dans l’interaction et l’échange.

En tant que telle, elle est le fondement essentiel, le cadre organique et la fin ultime de la Volonté générale comme des libertés individuelles, elle permet à la société de se fonder en lui donnant Structure de Sens et raison d’être. Et comme telle, elle est l’essence de la Démocratie.
En effet, pouvoir du Peuple en tant que volonté générale, la démocratie est avant tout Pouvoir de la Loi du Peuple en tant qu’expression de la Volonté générale selon la Vérité. Tel est l’essentiel de la Démocratie, tel est l’essentiel de la Souveraineté du Peuple, qui est dans la suprématie de la loi à la fois Ordre de sa Volonté et expression de l’Ordre du Réel.

Voilà pourquoi, en démocratie et en vérité, personne ne peut s’attribuer la souveraineté ; voilà pourquoi celui parmi nous qui oserait s’autoproclamer roi serait un fou, voilà aussi pourquoi comme l’ajoute à juste titre un psychanalyste, un roi qui se croirait vraiment roi c’est-à-dire vraiment souverain, au-dessus de la loi, ne serait pas moins fou. Voilà pourquoi, paraphrasant un des meilleurs penseurs de la démocratie moderne, J.J. Rousseau, nous pouvons dire : «             l’obéissance à la loi que l’on s’est prescrite selon la Vérité, est démocratie ».

Voilà pourquoi, enfin, seule l’obéissance sans complaisance, sans tricherie, sans exception, de tous à la loi fondamentale commune que nous nous serons donnée fera de notre déclaration de souveraineté une souveraineté effective, fera de l’Acte de Souveraineté la Souveraineté en acte, fera de cette nouvelle proclamation de notre Indépendance une proclamation d’Indépendance enfin effective, vraie, authentique. C’est cette indépendance vraie que depuis l’Indépendance nous recherchons. C’est elle qui comme démocratie, comme souveraineté du Peuple est susceptible d’accomplir notre idéal de liberté tant individuelle que collective, cet idéal de liberté dont un de nos vrais héros, Patrice Emery LUMUMBA disait qu’il est « l’idéal pour lequel les meilleurs parmi les hommes ont su combattre et mourir ».

Proclamée, effectivement instaurée, la démocratie n’est cependant pas facile à réaliser et à préserver ; elle est un combat permanent pour la vérité contre l’imposture et le mensonge, le rejet total de la domination et de l’exploitation de l’homme par l’homme en faveur de la reconnaissance de l’homme par l’homme. Et pourtant la domination demeure partout le fait le plus constant.

L’ordre international qui aujourd’hui nous interpelle et nous incite à la démocratie est loin d’être lui-même vraiment démocratique. Notre ordre national actuel, nous l’avons dit, est encore autocratique, son principe est la domination, la force ignorant le droit.

Trente ans d’autocratie, de subversion institutionnelle, de corruption sociale, de perversion morale ont formé en nous, dans nos foyers, dans nos associations, dans la communauté trop d’hommes déchus de leur dignité de créateurs libres, trop d’hommes enclins à la servilité, au clientélisme, à la mendicité, si pas au vol et au pillage systématique et au mépris du travail. Pendant ce temps, la société se détournant de l’objectivité rationnelle et de l’effort régénérateur, s’est recherché une intégrité dans des élans d’âme vers des communautés unanimes à mysticisme irrationnel, à forte densité émotionnelle ; l’Etat privatisé s’est mué en un instrument partisan de domination, de manipulation au service exclusif d’intérêts particuliers, égoïstes.

Population appauvrie et asservie, société désintégrée apparemment unie, Etat souillé et privatisé, voilà autant d’obstacles à l’instauration démocratique, autant d’ennemis à notre naissance comme Peuple Souverain et maître de son destin. Mais la Volonté de changement radical total déjà manifeste, la recherche objective de la loi commune, l’engagement de s’y soumettre sont autant de raisons d’espérer travailler activement et honnêtement à notre promotion humaine par la démocratie.

Ces quelques considérations d’ordre général sur l’enjeu essentiel de la Conférence Nationale Souveraine nous autoriseraient beaucoup de recommandations pratiques, éthiques et politiques. Permettez-moi, pour terminer, que je ne vous en propose que quatre essentielles :

1) La Souveraineté de la Conférence Nationale
–           Il importe que la Conférence Nationale non seulement soit souveraine mais exerce effectivement sa Souveraineté.
–           Il importe qu’elle soit, à ce titre, le lieu de la recherche et de la formulation de la loi commune, de la loi fondamentale et de son imposition à tous.
–           Il importe qu’elle soit, par conséquent, le lieu non pas tant de la conquête du pouvoir, d’intrigues en vue du partage du pouvoir que la remise-reprise du Pouvoir par ses tenants actuels au Peuple Souverain qui, conformément à la loi, en déterminera les modalités de mandat, d’exercice et de contrôle.

2. La restauration de l’Etat

Que les domaines et les fonctions essentielles de la vie nationale demeurent républicains c’est-à-dire domaines et fonctions de la Communauté sous la loi commune. Il en est ainsi de services de sécurité, extérieure et intérieure ; de l’Administration, Fonction Publique et Gouvernement ; de la monnaie ; et, dans une certaine mesure, de l’éducation.

Tous ces services devraient dès maintenant être placés sous l’autorité de la Conférence Nationale Souveraine, elle-même sous l’autorité de la loi du Peuple ou loi commune, fondamentale.

Ainsi serait restauré l’Etat, passant de son statut actuel d’instrument privé de domination et d’exploitation au statut proprement républicain de Puissance publique (Respublica) interdisant à tout individu de s’asservir un autre, prescrivant à tout individu la reconnaissance de l’homme par l’homme, bref faisant suite de l’Etat, l’Etat de droit, l’Institution de la légalité.

3. La sauvegarde de la Nation

Il importe que soit sauvegardée la Nation en tant que Société historique, moderne, qui soit productive et qui, grâce à sa productivité, s’insère dans le réseau international d’échanges hors duquel il n’y a ni espoir de mieux être ni garantie de liberté et de démocratie.
Cela signifie que tout en préservant nos héritages culturels, ethniques, et même grâce à leurs apports, la priorité doit être reconnue à l’économie et plus précisément au travail et à la monnaie, dans leur rôle de force principale d’intégration et de restructuration de la Vie Sociale mais toujours sous la loi et dans la justice.

Privilégier le travail c’est condamner l’économie du pillage qui nous met en marge de la communauté internationale de création et de progrès, c’est exiger que ce qui a été volé à la communauté soit restitué à la communauté et que désormais en démocratie le travail soit rémunérateur.

Privilégier la monnaie c’est en souligner le rôle moderne de créance sur le système bancaire afin qu’il soit branché principalement sur les initiatives nationales, quelles qu’elles soient, sur l’épargne nationale et sur la consommation nationale.

Sans une économie prospère, sans une répartition juste et équitable du revenu national, la démocratie est illusoire. De même sans l’intention et l’action démocratique l’essor économique par la seule vertu de la tyrannie, par la domination et l’exploitation, est impossible, comme en témoigne d’ailleurs notre tragédie actuelle.

Une économie prospère et une justice sociale feront de la Nation une société pluraliste à foyers multiples s’intégrant et se restructurant selon l’Ordre de sa propre loi.

4. La réhabilitation de l’homme

Il importe aujourd’hui à l’homme, pour être réhabilité, qu’il soit reconnu mais selon la loi commune. Sans loi, l’homme est un loup pour l’homme. Vainqueur, au nom de la force, « il se croit quelqu’un », hors de la loi, au-dessus de la communauté, l’exception dominant la règle, le héros sur le dos du Peuple.
Il se méconnaît et par là méconnaît le Vaincu qu’il assimile en l’objet instrument de sa puissance au service de ses désirs, de ses passions.
La loi commune, la loi fondamentale seule donnera la commune mesure humaine du vainqueur et du vaincu, du riche et du pauvre, du maître et de l’esclave, mesure qui permet de voir dans l’esclave comme dans le maître autre chose que l’esclave ou le maître mais plutôt l’homme, auteur et siège de la loi commune.

A ce titre, non seulement il est créateur libre, mais son union à la nature, dans son insertion au monde et dans l’interaction avec d’autres – en société – il est la source de toute création, de toute justification, de toute légitimation : il dit le droit et le droit est de lui.
Le droit de l’homme dit l’homme autant qu’il est dit par l’homme : il est la loi commune qui en société lie l’homme à l’homme autant qu’à la nature. L’homme est la clef de voûte de l’édifice démocratique.
– Nous qui chez nous l’avons assassiné, ressuscitons-le ;
– Nous qui chez nous l’avons enchaîné, libérons-le ;
– Nous qui chez nous l’avons réduit au silence, donnons-lui la parole et écoutons-le ;
– Nous qui chez nous l’avons contraint au vol et au pillage, donnons lui du travail pour que débout avec tous, par sa parole et son travail, nous reprenions ensemble sous l’égide de la loi et selon la Vérité, l’œuvre de la création sur le chemin du bien-être, de la liberté et de la démocratie.

Monseigneur Président, Honorables Conférenciers, Chers Compatriotes,

Voici pour terminer, en résumé les quelques idées-forces de mon exposé ainsi que les principaux concepts qui lui ont servie de charpente.

1. Le changement radical est celui qui doit nous conduire à notre destination, notre destin historique actuel : la liberté démocratique.
2.         La liberté démocratique n’est possible que sous le règne de la loi fondamentale.
3. La loi fondamentale, plus qu’une formulation juridique qu’une constitution, est l’expression de la Volonté générale du Peuple ainsi que de la vérité de sa situation et aspirations : elle a un fondement éthique.
4. La IIè République ou du moins ce que nous désignons par ce terme n’a jamais été une République ni au sens générique ancien (cfr. Platon, Cicéron, J. Bodin) d’Etat parce qu’il a réussi à détruire l’Etat en le privatisant, ni encore moins au sens moderne d’Etat démocratique. Et je propose que ce que nous appelons IIè République soit la République que nous cherchons à fonder.
5. La Réconciliation Nationale n’est pas la réconciliation du Peuple avec lui-même, mais la réconciliation des ennemis de la Souveraineté du Peuple avec le Peuple par leur soumission inconditionnée à la Loi fondamentale du Peuple.

Sur ce, Monseigneur Président, Honorables Conférenciers, Chers Compatriotes, je vous remercie de votre aimable attention.-

Fait à Kinshasa, le 03 mai 1992.

A. ELUNGU Pene ELUNGU

Invité de la CNS/Monde Scientifique.

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