La DCUD explique clairement les mécanismes de tricherie de la machine à voter

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La Dynamique Chrétienne pour l’Unité et le Développement, DCUD, redonne de la voix. Après avoir lancé la pétition en faveur de la . candidature du Cardinal Monsengwo à la présidence de la République, la DCUD regroupement politique, fruit des prières des responsables des
laïcats chrétiens (CALCC, MILAPRO, MLS, œcuménisme, et de laïcs points
focaux des églises pentecôtistes et évangéliques) invite le peuple de
Dieu à rejeter la machine à voter. Et pour cause : La machine à voter
n’est pas une simple imprimante comme la CENI le prétend. C’est un
ordinateur qui enregistre les votes, fait le dépouillement, dispose
d’un port USB pour recevoir et/ou extraire des données.

A ce titre, elle peut faciliter le bourrage et la falsification des
résultats ». La DCUD a tiré cette conclusion à l’issue d’une
retraite-atelier de travail, consacrée à l’examen approfondi du
processus électoral au cours de laquelle elle a invité la CENI qui a
fait la démonstration sur le fonctionnement de la machine à voter. Ce
regroupement politique qui ne cache pas son origine religieuse avait
pourtant affirmé à sa sortie officielle qu’avec ou sans machine à
voter, il fallait aller aux élections. Qu’est-ce qui a évolué ? « Nos
techniciens ont suivi à trois reprises les présentations de la machine
par la CENI. Et chaque fois, ils notent une évolution. Au début nous
avions vraiment cru que c’était juste une machine à imprimer. Mais,
après deux expériences successives, on se rend compte qu’il s’agit de
plus qu’imprimer les bulletins. En plus, le protocole d’impression des
PV d’ouverture et de fermeture de la machine n’indique ni l’heure, ni
la date, ni le lieu de l’opération », explique le président sortant du
CALCC.                  En fait, dit-il, nos techniciens ont expliqué que tel que le
dispositif se présente, il suffit d’avoir une machine en dehors du
circuit pour avoir la possibilité de modifier les résultats. Or, la
CENI ne rassure pas du tout. Déjà, les chiffres avancés par le
président de la CENI lui-même, varient selon les auditoires. Tantôt il
avance le nombre de 80 000 machines, tantôt 90 000 machines et plus
récemment encore 105 000 machines pour un nombre de bureaux de vote
que personne ne maitrise et ne connaît, excepté la CENI dont la
partialité n’est plus à démontrer. Pour la DCUD, la machine va
faciliter la tricherie. Elle est conçue à cet effet. Et là, les hommes
et femmes de foi, sont sans quartier. « La machine à voter est
effectivement un instrument de tricherie qui signifie le non-respect
du vote du citoyen, le vote du peuple. En fondant le scrutin sur la
tricherie, la CENI et toutes les forces politiques qui soutiennent son
action ne respectent pas la souveraineté du peuple ni sa liberté et sa
dignité ». En conséquence, la DCUD appelle le peuple de Dieu à rejeter
l’utilisation de cette machine.
« Le recours à cet outil posera le problème du secret et de la
confidentialité du vote, la majorité de notre population ne maîtrisant
pas cette technologie et donc ayant besoin de se faire aider séance
tenante.
C’est ici le lieu de rappeler à l’opinion qu’à ce jour, la CENI n’a
atteint qu’un faible pourcentage, moins de 10% d’électeurs
sensibilisés à l’utilisation la machine alors qu’elle en prévoyait au
moins 80% à terme.

Ayant par ailleurs suivi les points de vue de diverses parties
prenantes au processus électoral en cours dont le dernier épisode en
date est l’invalidation de certains candidats de l’opposition ;

Fait les constats suivants :

A. Du fichier électoral
1° La CENI a usé de tromperie en faisant une simple mise à jour du
fichier de 2011 au lieu de la refonte totale du fichier recommandée
par l’Assemblée nationale et pour laquelle elle avait sollicité et
obtenu des fonds publics ;
2° Le fichier électoral présenté par la CENI ne rassure pas toutes les
parties prenantes au processus, avec ses 16% d’enrôlés sans empreintes
digitales, soit plus de 6 millions d’électeurs ;
3° Plus de 2 millions de cartes d’électeurs émises par la CENI, et non
distribuées aux intéressés, ont pris une destination connue de la
seule centrale électorale qui en connaît l’usage à en faire ;
4° Le fichier électoral ainsi décrié par la clameur publique a déjà
permis à l’Assemblée nationale de voter une loi de répartition des
sièges qui ne reflète pas les données réelles de terrain ;

B. De la machine à voter

La DCUD relève ce qui suit
1° La machine à voter n’est pas une simple imprimante comme la CENI le
prétend. C’est un ordinateur qui enregistre les votes, fait le
dépouillement, dispose d’un port USB pour recevoir et/ou extraire des
données. A ce titre, elle peut faciliter le bourrage et la
falsification des résultats ;
2° Le protocole d’impression des PV d’ouverture et de fermeture de la
machine n’indique ni l’heure, ni la date, ni le lieu de l’opération ;
3° Le recours à cet outil posera le problème du secret et de la
confidentialité du vote, la majorité de notre population ne maîtrisant
pas cette technologie et donc ayant besoin de se faire aider séance
tenante.
C’est ici le lieu de rappeler à l’opinion qu’à ce jour, la CENI n’a
atteint qu’un faible pourcentage, moins de 10% d’électeurs
sensibilisés à l’utilisation la machine alors qu’elle en prévoyait au
moins 80% à terme.
4°. Les chiffres, notamment sur le nombre des machines à voter
effectivement commandées, avancés par le président de la CENI
lui-même, varient selon les auditoires. Tantôt il avance le nombre de
80 000 machines, tantôt 90 000 machines et plus récemment encore 105
000 machines.

C. De la logistique
La DCUD constate que :
1° A 100 jours du scrutin, on ne voit pas de véhicules 4 x 4 dans les
entrepôts de la CENI encore moins les avions et hélicoptères annoncés
2°. Nonobstant cette carence, la CENI refuse obstinément toute
assistance technique, logistique de la MONUSCO et de tous les
partenaires, prétextant n’en avoir pas besoin. Ce qui accroit
l’opacité des opérations en cours et entame sérieusement la
crédibilité du processus.

De tout ce qui précède,
Devant Dieu, devant la communauté nationale des vivants et des morts congolais,
Consciente de sa responsabilité de conscience critique au moment où la
Nation congolaise est menacée dans ses fondements,
Engagée et déterminée à faire advenir dans notre pays le règne de
vérité, règne de paix, de justice et d’amour,

La DCUD appelle
1° la CENI à dire la vérité sur la machine à voter et à confesser
publiquement, avant qu’il ne soit trop tard, son incapacité à
organiser les scrutins dans le délai annoncé.
2° Le Peuple congolais, peuple de Dieu, à rejeter l’utilisation de la
machine à voter parce qu’elle est effectivement un instrument de
tricherie qui signifie le non-respect du vote du citoyen, le vote du
peuple. En fondant le scrutin sur la tricherie, la CENI et toutes les
forces politiques qui soutiennent son action ne respectent pas la
souveraineté du peuple ni sa liberté et sa dignité.
3° Les forces politiques et sociales soucieuses du bien-être du peuple
et engagées réellement à redresser la RDC pour qu’elle joue le rôle
auquel Dieu la destine, à faire bloc ensemble pour qu’en cas de
non-organisation des élections le 23 décembre 2018, ce qui n’est
d’ailleurs plus qu’évident-, nous exigions et obtenions la démission
de tous les animateurs des institutions actuelles, et mettions en
place une Transition citoyenne et populaire qui honore la Nation et le
peuple congolais.
Fait à Kinshasa, le 11 septembre 2018.

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