D.G. suspendu de la SCTP : la gestion de Kimbembe remet  les pendules à l’heure

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img_0484-612x252Des bribes d’informations recueillies auprès des agents et cadres de la société commerciale des transports et des ports s.a. concernant la suspension du directeur général de cette entreprise indiquent d’une part que le calme est revenu et que tous les agents vaquent régulièrement à leurs occupations. D’autre part, les opérations de paie des arriérés de salaires se déroulent conformément au planning mis en place depuis le début de cette année à l’issue d’une réunion quadripartite du conseil d’administration, de la direction générale, des délégués des ministères de tutelle et des membres de la délégation syndicale.
Toujours dans les couloirs du siège social de la SCTP, certaines sources déplorent la mesure de suspension qui a été prise le 22 novembre à l’endroit du directeur général sur la base des informations erronées, notamment le paiement de la fourniture de deux chargeuses et d’un lot des pièces de rechange, suite à une campagne d’intoxication menée par ceux des agents animés de mauvaise foi et en mal de positionnement. Surtout ceux qui ne croyaient pas que le chemin de fer allait reprendre son trafic sur le tronçon Kinshasa-Matadi, la réfection de deux bateaux de prestige, à savoir le  M/S Kokolo et le M/S Gungu.
Les effets sont visibles : les sociétés de production du ciment ont conclu des accords de partenariat avec la SCTP pour l’évacuation de leurs produits comme cela se faisait depuis l’époque coloniale, à la grande joie des hommes d’affaires, des voyageurs et des touristes. Ce qui fait que beaucoup d’autres entreprises commerciales privées de Kinshasa et d’autres provinces ont emboité le pas pour éviter les désagréments dus aux aléas du trafic routier, dont particulièrement les attaques des coupeurs de route en cas de panne.   
C’est dans ce cadre qu’à la demande expresse du chef de l’Etat, son directeur de cabinet a saisi au début du mois de septembre dernier le Premier Ministre d’instruire la direction générale de la SCTP « de négocier une ligne de crédit de 3 millions cinq cent mille dollars auprès des banques commerciales pouvant lui permettre d’entamer les travaux relatifs à la réhabilitation du bateau présidentiel « le M/S Lemera ». Pour cela, un devis harmonisé d’achèvement des travaux du M/S Lemera estimé à 1.860.000 dollars Us fut établi conjointement par la sous-direction des études et programmation et la direction du département des chantiers navals et envoyé à l’assistant de la logistique près la Présidence de la République. Dans l’esprit du directeur de cabinet du chef de l’Etat, ces travaux de réhabilitation du M/S Lemera devraient se terminer au plus tard le 1er décembre. Voilà que des esprits jaloux de la réfection de deux autres bateaux, à savoir le M/S Kokolo et le M/S Gungu, vont entrer en danse pour intoxiquer l’autorité de tutelle par des accusations mensongères. Foulant aux pieds les démarches déjà entreprises par la direction générale auprès de certaines banques commerciales selon le vœu émis par le directeur de cabinet du chef de l’Etat.
 
Suspension irrégulière
            Régissant à la mesure de suspension, les mêmes sources font remarquer certains faits troublants. Tout d’abord, un mandataire public ne peut être suspendu de ses fonctions qu’au regard des indices suffisamment graves et concordants de nature à présumer une faute à sa charge. Il n’y a rien de tel dans cette décision.
            Le rapport du conseil d’administration à la suite d’une commission par ailleurs irrégulièrement constituée ne concernait en réalité que l’examen d’un rapport d’audit interne sur la gestion du département des ports maritimes. Quant aux tensions sociales évoquées dans cet arrêté, elles sont intervenues à la suite des promesses non tenues de régler les arriérés des salaires de certains agents entre les 14 et le 19 novembre, au moment où le directeur général était hospitalisé. Cette suspension est intervenue le 22 novembre vers 19 heures, pendant que le directeur général attendait de signer le planning des différents échéanciers jusqu’au 31 décembre de cette année que les délégués syndicaux attendaient aussi pour régler cette question de « tension sociale ». Il est de notoriété publique que  la SCTP demeure parmi les sociétés du Portefeuille dont les « arriérés des salaires » des agents atteignent très rarement deux mois et lorsque cela arrive, c’est souvent du fait notamment de certains agents qui ont logé leurs salaires dans des banques qui posent problème.
                                                K.K. Nt.