CSAC : l’enregistrement des médias lancé

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csacDes éditeurs, propriétaires d’agences en communication, producteurs indépendants.. ont  à l’initiative du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de la Communication « CSAC » pris part  hier mardi 5 mai 2015 au Cepas à la cérémonie  officielle du démarrage de la campagne d’enregistrement des médias.  Cette campagne a une durée d’un mois. Quatre  allocutions suivies d’échanges étaient au programme.

En sa qualité de président du CSAC, Tito Ndombi a expliqué à ses hôtes que l’organe de régulation doit connaître les regulables. Les deux parties sont appelées à se connaître.

Il a précisé  que toute personne physique ou morale oeuvrant dans le secteur médiatique est tenue de se faire enregistrer au CSAC, qui à son tour doit tenir un registre reprenant ses coordonnées.

  L’enregistrement des médias est une tâche dévolue à la commission juridique, a fait savoir Mosaka Pétronelle.  Cela devrait se faire dès l’installation officielle de l’organe de régulation des médias, a-t-elle indiqué. Mieux vaut tard que jamais. En prévision des échéances électorales, le CSAC a jugé nécessaire d’organiser cette campagne.

Pour mieux mener son action, le régulateur  doit disposer d’une palette d’outils appropriés, entre autres l’enregistrement des médias.

L’enregistrement  revêt des aspects civique et technique. Les journaux,  télévisions,  télé-distributeurs, agences en communication… en règle  sont des médias citoyens. Avec cette opération, le CSAC va se faire une idée globale des médias  fiables et viables. Les dérapages  peuvent être observés  au niveau des  faisceaux, émetteurs, l’attribution des fréquences……

Les éléments ayant concouru à l’octroi des avis de conformité sont quasiment identiques en ce qui concerne l’enregistrement des médias, a-t-elle indiqué.

Le président de la sous-commission «réglementation et avis » au CSAC  a affirmé que l’encadrement de la publicité par les pouvoirs publics a été introduit en France au 17 ème siècle. La publicité étant comme  un concept placé au milieu d’un triangle, doit  retenir l’attention de l’Etat, a dit Ekambo.

Un désordre s’est installé dans le paysage audiovisuel, a fait remarquer Banza Tiefolo et cela se caractérise parfois par le recours aux enfants dans la réalisation des spots publicitaires, des journalistes mués en agents publicitaires et autres abus.

Préoccupations

            Les créateurs d’entreprises de presse s’adressent au secrétariat général du ministère de tutelle pour obtenir leur agrément. Le CSAC veut-il changer l’ordre des choses ?

Le moratoire précède  la campagne. Le délai d’enregistrement n’est-il pas trop court ?

            Répondant aux nombreuses préoccupations de ses hôtes, Tito Ndombi a fait savoir que la quasi-totalité des médias disposent déjà des dossiers bien étoffés et n’auront pas des difficultés pour se faire enregistrer au CSAC.  Il y a un distinguo entre le travail réalisé par la Commission de Censure et celui abattu par le CSAC. Les censeurs s’intéressent  aux spectacles et chansons tandis que la régulation  a le droit de regard sur le contenu des messages diffusés  et octroie  des avis de conformité.  Il a fait savoir que la loi de 1996 sur les médias devrait être revisitée, dans la mesure où le CSAC  a vu le jour et ce problème d’agrément devrait lui revenir. Quoi qu’il en soit, le créateur d’une entreprise de presse devrait transiter par le CSAC pour valider son dossier avant d’aller au ministère de tutelle.

 Jean- Pierre Nkutu