Critiques sévères de Mwenze Nkongolo aux Kabilistes ventriotes

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Mwenze Kongolo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Mwenze Kongolo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Mwenze Kongolo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les Patriotes Kabilistes ont choisi la salle de fête de l’hôtel Luntu à Ngaliema pour célébrer le 19ème anniversaire de la chute du régime Mobutu et l’avènement de Mzee Laurent Désiré Kabila à la magistrature suprême grâce à la Révolution populaire qu’il avait lui-même menée. « Mzee Laurent Désiré Kabila, à l’instar de Patrice Emery Lumumba, tous deux élevés au rang de Héros nationaux, a légué à la nation congolaise des idées et des outils exceptionnels pour une révolution du Congo au développement et à la prospérité », a harangué d’entrée de jeu Jeannot Mwenze Nkongolo, leader des Patriotes Kabilistes (PK).

A l’en croire, les visées fondamentales de la révolution du 17 mai étaient l’homme, la République, l’Etat, le régime, le Peuple et les valeurs morales. En clair, il fallait refaire les vertus du Congolais, lui imprimer un nouveau visage, une nouvelle image, bâtie sur les valeurs de citoyenneté, de civisme, de nationalisme, de l’honneur, de liberté, de la légalité, de la justice, du travail, de la démocratie, etc.                   Faisant relever que dans la perspective des élections de 2006, le Trésor public a été mis en coupe réglée par les dirigeants de la Transition, Jeannot Mwenze Nkongolo a proclamé que le combat des Patriotes Kabilistes est de dénuder le gouvernement actuel qui « se fait passer pour un gouvernement des patriotes alors qu’en réalité, c’est un gouvernement des ventriotes ».
Pour appuyer ses accusations, cet ancien ministre et proche collaborateur de LD Kabila a posé à son auditoire une série de questions : qu’est devenu Laurent Nkundabatware ? A qui appartenait le cargo d’or que convoyait Bosco Ntanganda à partir de Goma ? Qui le protégeait avant son arrestation pour la CPI ?
Démocratie naissante  étouffée
 
            Tirant la sonnette d’alarme sur l’étouffement de la démocratie naissante en RD Congo, Jeannot Mwenze a déclaré qu’actuellement, ce n’est plus le peuple qui vote. Ce sont « les Pharisiens qui offrent le parlement en héritage à leurs clans ! ». D’où son accusation aux responsables de la CENI d’avoir organisé un hold up électoral en privant le peuple de son choix le plus légitime, celui de désigner ses vrais représentants dans le délai constitutionnel.
            Fort de l’héritage légué par Mzee Kabila, le président des PK a rappelé à ses militants le serment de ne « Jamais trahir le Congo ». « Aujourd’hui, la société congolaise est moribonde. Plus d’espoir pour les fonctionnaires, plus d’espoir pour l’élite intellectuelle, etc. La médiocrité de l’enseignement dû au mauvais traitement des enseignants vient de créer une programmation d’une mort intellectuelle de la jeunesse que je me permets d’appeler ‘Juventicide’ », a-t-il diagnostiqué.
            Toutefois, Jeannot Mwenze a précisé à l’endroit de ses pourfendeurs que la puissance absolue du peuple est inaliénable. « Le peuple n‘est pas davantage un benêt du quartier à qui on peut se permettre de raconter des balivernes enrobées dans le mensonge infini en lui demandant d’applaudir le menteur : les 5 chantiers, le point d’achèvement et que sais-je encore ! Tout cela n’est que leurre et mensonge ! Le peuple, ce n’est pas quelque chose, c’est l’unique chose dans la République, capable de renverser des montagnes, même celles qui ont des bases fortes et des cîmes hautes », a-t-il averti.
Tshieke Bukasa