Crise politique post-électorale : la santé des masses populaires inquiète

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L’« Etoile du Sud », Organisation non gouvernementale de défense du droit à la santé, est montée au créneau le samedi 17 décembre 2011 pour faire l’état de lieu des conditions socio-économiques des masses populaires en cette période post-électorale.
Dans une déclaration lue à son siège du quartier Abattoir à Masina Petro-Congo par son responsable de Planning et Comités de santé populaire, Malabisa Alfred, cette structure a tenu d’entrée de jeu à justifier cette démarche par la relation qui existe entre le droit à la santé et les élections comme source de pouvoir et des institutions.

«Lorsqu’on ne dort pas dans des conditions humaines, on n’est pas en bonne santé. De même lorsqu’on n’a pas de travail ou encore lorsque les enfants ne vont pas à l’école, on ne peut pas être en bonne santé. La santé est un déterminant capital pour nous et nous sommes inquiets de l’anxiété qui gagne la population… » a ajouté Erick Kambale Kaghesi, président du conseil d’administration de l’ONG.
Tout en déplorant les pertes en vies humaines, les pillages et destruction des infrastructures de base lors des récents affrontements post-électoraux, l’«Etoile du Sud » a demandé à la population de consolider l’unité et la solidarité dont elle a toujours fait preuve. Convaincue par ailleurs que les acteurs politiques ne cherchent que leurs propres intérêts, l’organisation a, entre autres, invité la population à rester vigilante afin de garantir en premier sa propre sécurité et celle de ses biens.

 Il faudrait noter que pendant qu’elle sollicite des autorités de maintenir l’ordre public et la sécurité de la population, « Etoile du Sud » lance un appel à la communauté internationale pour jouer un rôle positif en lieu et place de l’intox qui fragilise l’unité et la souveraineté de notre pays, « mis en péril depuis son accession à l’indépendance ».

Opposée à la marchandisation et la privatisation des services sociaux (éducation, santé), elle tient une clinique mobile qui réalise plusieurs consultations médicales dans les quartiers périphériques et écoles, l’éducation sanitaire dans plusieurs quartiers sur les maladies des mains sales et des maladies liées aux microbes.
Depuis près de dix ans, elle poursuit la promotion de l’esprit du travail et de la créativité à travers la formation, l’éducation, la sensibilisation, la mobilisation et l’organisation autour du droit à la santé, facteur du développement durable. Dans un avenir proche, souligne Sylvie Luzala, membre influente de l’ONG, il est prévu la construction d’une école communautaire pour le Droit à la santé sur fond d’un partenariat fort, sincère et visible entre la société civile et l’Etat.

Tshieke Bukasa 

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