Crise d’autorité à l’Assemblée nationale

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Alors que la Constitution à quiconque sollicité par le parlement d’apporter un éclairage sur les prévisions budgétaires de répondre, cela n’a pas été malheureusement le cas lors de l’examen par la commission économico-financière de la chambre basse du projet de budget de l’Etat de l’exercice 2012. 
Des personnalités ou gestionnaires attendus en vue d’éclairer la lanterne de la Représentation nationale sur certaines zones d’ombres en rapport avec les prévisions soumises à l’approbation des députés par le gouvernement, ont refusé de répondre à l’invitation leur adressée.
Dans le lot, on trouve le ministre des Mines Martin Kabwelulu et le président de l’ARPTC (Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo).
Cette attitude a été dénoncée avec énergie par les intervenants sur le rapport de la commission en plénière. Pour eux, c’est un véritable outrage à l’Assemblée nationale, une humiliation que ces personnalités viennent de porter à l’autorité budgétaire. Alors que, en ce  qui concerne le ministre, c’est cette institution qui avait donné le quitus pour l’investiture de son gouvernement.
Parmi ceux qui ont dénoncé le sabotage de l’Assemblée nationale, figurent aussi bien des députés de l’opposition que de la majorité. C’est le cas de Me Mayo de l’UNC pour l’opposition et d’Henri Thomas Lokondo pour la majorité.
Pour l’élu de la ville de Mbandaka, dans la province de l’Equateur, il n’est pas normal que des personnalités crachent sur la représentation nationale.
 
Pour cela, il a recommandé au bureau de saisir le chef de l’Etat et le Premier ministre pour que des sanctions exemplaires soient prises à leur endroit.
Car, dit-il, en cas d’empêchement, ils devraient se faire représenter. Ce qui n’a pas été malheureusement le cas.       Ont-ils des choses à cacher à la nation ? S’est-il interrogé, surtout que la plupart d’entre eux avaient même éteint leurs téléphones pour ne pas être joints.
 
En outre, il a trouvé bizarre le fait que le président de la commission qui était censé réclamer des sanctions à l’endroit de ces gestionnaires qui ont craché sur le parlement, s’est plutôt mis à les défendre, au grand regret de ses collègues.
En effet, au lieu d’enfoncer le clou en emboîtant le pas aux intervenants sur la question, Jean Luc Mutokambali s’est rangé du côté de ceux qui ont ridiculisé l’Assemblée nationale.
Le président de l’Ecofin a justifié ce manquement par le fait que les membres de la commission n’étaient pas au Palais du peuple. Ils étaient internés dans un hôtel de la place pendant que ces derniers passaient à l’hémicycle. 
Une justification qui n’a convaincu personne, surtout lorsque ses collègues lui ont opposé l’argument du téléphone, tout comme des différents services de l’assemblée si ils étaient passés par le Palais du peuple.
 
La commission a relevé quelques difficultés rencontrées pour faire son travail ; notamment le temps très court pour examiner la loi de finances (soit 5 jours), l’indisponibilité de certains membres du gouvernement à répondre à l’invitation de la commission, la réticence ou tout simplement le refus de certaines personnalités invitées à se présenter à la commission, l’inaccessibilité aux données du Sénat, etc.
Pour rappel, proposées par le gouvernement à 7.577.879.955.248 Fc, soit l’équivalent de 8.069.128.498,22 $US, les prévisions budgétaires de l’exercice 2012 ont été ramenées par la commission à 6.609.171.209.772,7 Fc, soit 7.037.621.613,60 $ US. Il se dégage un écart négatif de l’ordre de 968.708.745,3 Fc, soit 1.031.506.884,01 $ US au taux budgétaire de 939,12 Fc/1$ US.
 
Dom   
 

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