Criminalité dans la commune de Kintambo : la légende « Pull Over » mise hors d’état de nuire

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Eteinte depuis des décennies avec la triste fin de fameux Bana Us qui avaient semé la terreur et la désolation, la criminalité a resurgi des entrailles de quartiers de Kintambo avec les épisodes de Kuluna. Les ratissages des opérations Likofi ont poussé bon nombre de ces marginaux à émigrer dans de communes périphériques où l’état défectueux des routes empêche la traque des malfaiteurs et les patrouilles motorisées.

            Et pendant que la population avait repris avec ses vadrouilles sous le signe de la quiétude, de nouvelles alarmantes continuaient à faire état des cas d’agressions sans que la police puisse identifier les auteurs. L’on parlait assez souvent des Kuluna, sans que l’on sache qui de ces marginaux, en était l’instigateur. Le commissariat de police de Kintambo a alors lancé quelques éléments sur le terrain, non seulement pour recueillir des informations sur les malfaiteurs, mais pour localiser leur refuge.

            Vendredi 9 mai 2014, la moisson d’informations rassemblée à partir des victimes et des habitants de certains quartiers, a orienté les policiers vers un réduit insoupçonné où se terrait la journée, la célèbre légende de la terreur, un certain «  Pull Over », non autrement identifié. Pour l’appréhender, le commissariat de Kintambo a lâché sur les traces de ce malfaiteur, des agents en civil, pendant que les policiers en tenue postés loin de là suivaient à la radio, tous les mouvements de la traque.

            Dame chance a fini par sourire aux policiers. Car, le sinistre bandit a été surpris en plein sommeil. Cueilli comme une mangue mûre, le brigand « Pull Over » n’a pas opposé une quelconque résistance. Il ne cessait d’interroger les policiers sur les raisons de son arrestation.

            Qu’ai-je encore fait ? Ne cessait-il de clamer, avant d’ajouter qu’il ne se reprochait de rien. Aussitôt vite maîtrisé, «  Pull Over » menotté, a été embarqué sous bonne escorte dans la jeep de la police. Sur toutes les avenues que la Ford Ranger de la police a empruntées, les badauds exultaient de joie et hurlaient de révolte contre ce malfaiteur. Pour eux, la paix est enfin de retour avec la neutralisation de ce Kuluna de sinistre renom.

            Une jeune dame habitant sur avenue Matadi, dans la commune de Kintambo, s’est dite soulagée. Car, ce délinquant longtemps recherché par la police, s’évanouissait souvent dans la nature. On lui attribuait même de pouvoirs mystérieux, comme le don de disparaître chaque fois que des policiers étaient lancés à ses trousses. Aux heures de terreur de Kuluna, on rappelle que ce brigand avait grièvement blessé sur avenue Kwamouth, un jeune garçon du nom de Christian avec une machette. Aujourd’hui, la victime encore traumatisée, garde une grande cicatrice à l’avant-bras et un très mauvais souvenir de cette agression qui aurait pu lui coûter la vie.

            Un fonctionnaire de l’Etat retient de « Pull Over » qu’il était impitoyable vis-à-vis de ses victimes. Pas de pitié à l’égard des femmes ou des filles. Il les traitait avec cruauté, promettant la foudre à ceux qui saisiront la justice contre lui. Vous verrez que je finirais par sortir de cachots sans être condamné, rassurait-il ses victimes.

            Au Camp Babillon, la nouvelle de l’arrestation de ce Kuluna a été saluée avec satisfaction. Ici, on se rappelle ses tristes épisodes, non sans sentiment de colère. On a applaudi ce coup de filet comme une victoire de la police sur les malfrats.

Il en est de même au Camp Utex où les habitants scandaient des cris de révolte au passage de la jeep bondée de policiers armés. Comme quoi l’ennemi public numéro un, « Pul Over », allait enfin, faire l’objet de poursuites judiciaires en règle pour payer ses crimes.

            Nous apprenons d’une certaine source que le célèbre bandit a été transféré samedi 10 mai 2014, au Parquet de grande instance de la Gombe.

            Un observateur craint que ce transfert ne puisse se faire sans avoir réuni contre le bandit, suffisamment des griefs et des plaintes contre lui. Car, ce serait lui donner l’occasion de clamer son innocence, faute de plaignants et de preuves contre sa culpabilité.

                                                                                                            J.R.T.   

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