Criminalité : la bande à l’adjudant Tambangi livre enfin ses secrets

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On en sait un peu plus, aujourd’hui, sur la redoutable bande à l’adjudant Tambangi surnommé Directeur, brigand qui a tissé sa réputation en tuant des cambistes et en les dépouillant de leurs fonds.  Seul, ce militaire à la gâchette facile, ne pouvait pas accumuler autant des coups, comme un athlète accumule des médailles. Pour se lancer dans son safari criminel, il avait aligné dans sa section des tueurs, l’adjudant de 1ère classe Lula, le brigadier chefNdoyiAtandele, les 1er sergents Nzembele et Senga, les sergents BuaseBeya alias Djems et alias Rass, le caporal Mwanza Kisolokele, et le soldat PanzuKamanda alias Koko Gozo. Et dans sa section civile, l’adjudant Tambangi avait eu recours aux services du chauffeur MalandaMavungu alias Clovis, de Landu alias Tshikose, son petit-frère, LuvuelaBaluvuela Yannick alias Yani et de Mlle MatubaFalonne.

            Eclaireuse de la bande très douée, cette jeune fille âgée de moins de 25 ans, avait joué un rôle moteur dans la recherche des victimes, la localisation des cibles et la connaissance du terrain. Il lui revenait la tâche de se faire draguer par les sentinelles et les veilleurs de nuit à qui elle apportait des mets drogués aux somnifères. Et quand cette équipe de surveillants sombrait dans un profond sommeil, aussitôt alertée au téléphone, la bande atterrissait sur les lieux et peut opérer en toute impunité.

            Au cours de l’opération capture, les enquêteurs du Groupement de recherche et investigations ont découvert  dans les différents domiciles de malfaiteurs, trois armes Aka dépourvues de leurs pièces mobiles, cinq chargeurs garnis et trois autres avec 23 munitions. L’on croit savoir que cette bande disposait de tout un arsenal d’armes de guerre dont celles en bon état n’ont pas été divulguées.

            On dit aussi que ce groupe des malfaiteurs agissait en véritable pègre avec un modus operandi qui a désorienté les policiers. Car, à chaque rencontre avec les patrouilles pédestres de la police, elle exhibait toujours des ordres de mission ou des mandats de justice.

            Les investigations menées pour reconstituer le palmarès des braquages, a fini par dévoiler que la bande à l’adjudant Tambangi s’était illustrée aussi dans les enlèvements des clients des maisons de transfert des fonds. Ils postaient leurs mini-bus ou voitures devant ces messageries financières.  Ne se doutant de rien, les victimes remplissaient les bordereaux de retrait des fonds pendant que certains regards identifiaient les montants à retirer.

A la sortie, des membres de la bande criaient qu’ils faisaient le taxi. Cela pour attirer les victimes ciblées. Le véhicule s’ébranlait alors dans les quartiers situés le long de l’itinéraire de ces derniers. Soudain, les bandits exhibaient leurs ordres de mission, exigeant de contrôler les pièces d’identité et de fouiller les sacs et les mallettes des passagers. A la vue des fonds, tout changeait. Non seulement ils arrachaient ces butins, mais débarquaient les victimes.

Vols des coffres-forts des sociétés commerciales

            Les limiers du Groupement de recherche et d’investigations ont pu mettre la main, la semaine passée, sur une autre bande des malfaiteurs spécialisée dans le vol des coffres-forts des sociétés commerciales de la place. Un certain Océan, mieux connu sous les noms de Djema Obangi Jules alias Papy, en est le chef de bande. Pour arriver jusqu’à lui, quelques petits voleurs avaient été arrêtés. Soumis à un interrogatoire serré, ce groupe a dévoilé sa composition, mais aussi cité quelques coups perpétrés dans la ville de Kinshasa.

            Ils ont reconnu que dans la nuit du 14 au 15 septembre 2014, c’est leur bande qui avait commis un vol à main armée à la société Trans Sous le vent, sise sur la 13 ème rue Limete, au quartier industriel. Dans cette entreprise, ils ont emporté trois coffres-forts contenant divers montants. Selon un de ces bandits, le butin s’élevait à 172.000 dollars et 100.000 FC.

Mais qui donc faisaient partie de cette bande ?

            NsukaMatombe alias Etats-Unis a craché des aveux sur la composition du groupe qui ont surpris les enquêteurs. Il a cité un certain Bijoux, de son vrai nom KayembeNtumba, NgoyEkofo André alias Pade, LompokoKalambay David qui a été présenté comme l’ajusteur de la bande. C’est qui se charge de déverrouiller ou détruire les coffres-forts, ainsi que des containers dans des entrepôts,  à l’aide des chalumeaux, des marteaux et des meuleuses.

            La mobilité du groupe était assurée par le chauffeur Tabutakwa Charité, tandis que dans l’équipe des guetteurs, on a cité le nom de BuangaBukanzu.

            Comme pièces à conviction, la police a saisi entre leurs mains, une voiture de marque Mitsubishi de couleur blanche, immatriculée 6274 AE/ 10 et le matériel d’ajustage, en l’occurrence un chalumeau, une cisaille pour découper les barres antivol et deux barres à mine.

Actuellement, les limiers du Groupement de recherche et d’investigations sont en train de percer le mystère de cette bande qui résiste à trahir les complices recrutés au sein des sociétés dévalisées.

            Serait-ce une question de temps pour parvenir à reconstituer tout le groupe, ainsi que la litanie des coups commis à Kinshasa ? On l’espère bien.

                                   J.R.T. 

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