Les crimes et la tentative de coup d’Etat

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Des investigations récentes dans les activités du FETÖ par le Bureau du Procureur ont montré que sous la bannière de service, tolérance et d’organisations humanitaires, FETÖ a établi et géré une organisation illégale :

* en exposant des informations confidentielles de l’Etat à des fins
d’espionnage politique ou militaire,
* violation du secret de la vie privée,
* enregistrement illégal d’informations personnelles,
* falsification de documents officiels, confection de dossiers criminels,
* destruction des preuves,
* blanchiment de l’argent,
* meurtre.

Il est clair que FETÖ était derrière la tentative de coup d’Etat en
Turquie mené par un réseau des officiers militaires de multiples rangs
qui y sont affiliés. Il a été aussi soutenu par des individus non
militaires et des groupes connus pour être partisans de FETÖ. La
présence des membres de FETO dans l’armée avait été soupçonnée depuis
longtemps.
Une enquête complète a été effectuée dans les Forces armées en 2009
et un grand réseau secret a été découvert. Beaucoup de membres de
cette organisation ont été identifiés par leurs noms. Cependant,
l’enquêteur ne pouvait pas terminer son enquête car il a été détenu au
motif qu’il a torturé certains témoins en «les hypnotisant» et aussi
dans le cadre de l’affaire Sledgehammer. Il a passé presque cinq ans
en prison. Immédiatement après la tentative du coup d’Etat manqué, il
a déclaré publiquement que les dirigeants du coup correspondaient
parfaitement à la liste qu’il avait préparée en 2009.
Se référant aux F-16s qui ont bombardé les positions du Parlement
turc, il s’est rappelé les mots d’un Colonel maintenant retraité :
«Nous sommes maintenant très forts. Nous avons des F-16, F-4s qui
décolleront avec un seul ordre». Ses découvertes ont été confirmées
par beaucoup de soldats qui se sont battus contre la tentative de coup
d’Etat ou par ces soldats qui étaient les victimes d’un complot de
FETÖ.
Il y a aussi d’autres découvertes cruciales indiquant une implication
directe de FETÖ dans la tentative de coup d’Etat, par exemple le
témoignage du Commandant en Chef. Dans la nuit du 15 juillet 2016,
comme le coup d’Etat progressait, les officiers  menant le coup d’État
pressé le General, le Commandant en Chef, à parler directement à leur
Leader, espérant le persuader de se joindre à eux.
Selon le témoignage d’un de ces conspirateurs, l’aide de camp du
Commandant en Chef a avoué être membre du Mouvement FETÖ depuis son
jeune âge. Il a passé les examens scolaires militaires en 1989, avec
l’aide de l’organisation qui lui a fourni les questions de test la
nuit avant l’examen. Il a obéi aux ordres de FETO après être devenu
aide du commandant militaire supérieur, tel que la mise sur écoute de
la ligne téléphonique des deux Chefs d’Etat-Major, l’actuel et
l’ancien. Il a révélé les noms d’autres officiers, y compris le Chef
du Cabinet qui a activement participé à la tentative de coup d’État.