Créatioon des emplois des jeunes : Nzanga Mobutu répond aux députés ce vendredi

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C’est demain vendredi 1er octobre que le Vice-premier ministre et ministre en charge de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale essayera d’apporter des réponses aux préoccupations de la Représentation nationale, lui posées au cours de la plénière d’hier mercredi 29 septembre consacrée exclusivement au contrôle parlementaire.

A cet effet, deux membres du gouvernement étaient convoqués par les députés pour qu’ils éclairent la religion des élus sur un certains dossiers liés à la gestion publique de l’appareil étatique. 

            Le Vice-premier ministre François Joseph Nzanga Mobutu devait répondre à la question orale avec débat de Lumeya-dhu-Maleghi sur la création des emplois des jeunes.

            L’auteur voulait avoir la lumière notamment sur la courbe des emplois dans notre pays et le taux de chômage des jeunes universitaires depuis 2007, les actions menées par le gouvernement en faveur de la création des emplois des jeunes ainsi que le nombre d’emplois attendus, le volume des investissements par secteur et par province.

            Dans son exposé, le vice-premier ministre a  rappelé que l’augmentation du taux de chômage n’est pas l’apanage de la seule Rdc, mais elle est due en grande partie à la crise économique et finance mondiale de 2008.

            Avant le déclenchement de cette crise, en réponse à la création des emplois, le gouvernement avait organisé en septembre 2007 le premier Forum national sur l’emploi visant à proposer une série de stratégies au bénéfice d’une forte promotion de l’emploi, notamment dans des micros, petites et moyennes entreprises.

            Les travaux dudit forum avaient pris en compte le rapport de l’enquête réalisée en 2005 par l’INS (institut national des statistiques) sur l’emploi, le secteur informel et la consommation des ménages.

            L’enquête avait conclu à une forte urbanisation du chômage frappant plus les jeunes en âge de travailler. Et le taux de chômage était plus élevé dans la ville de Kinshasa et les deux Kivu.

            En milieu rural, il touche presque dans les mêmes proportions les hommes et les femmes quel que soit leur niveau d’instruction.

La tranche d’âge allant de 16 à 29 ans occupe le peloton de tête en nombre de chômeurs.

            S’agissant de la courbe des emplois, des statistiques renseignent que les secteurs public et privé réunis emploient actuellement 3,4% de la population active estimée à 27.360.000 personnes. Soit 957.347 travailleurs.

            Pour ce qui est des actions à mener, le vice-premier ministre Nzanga indique que le gouvernement dispose, depuis 2008, d’un Plan d’Action National pour l’emploi des jeunes, dénommé PRO-YEN.

            Une commission est instituée à ce jour en vue de la relecture du projet dudit plan.

            Dans le cadre du budget 2011, le ministère a prévu de renforcer la mission du Fonds National de l’Emploi par l’allocation d’importants crédits afin d’assurer l’aide à l’accompagnement des demandeurs d’emplois et leur formation. De même, le ministre octroiera le statut de demandeur d’emploi à tout chômeur enregistré à l’Office national de l’emploi.

            Pour clore son intervention, l’orateur a fait remarquer que la mission de son ministère ne se limite pas seulement à la promotion des emplois, mais également au contrôle de l’application de la législation du travail.

            « Face à la montée sans précédent du travail informel, du sous-emploi et du chômage, la démarche du ministère permet à la fois de réduire la décalage dans le temps entre la reprise économique et une reprise créative d’emplois décents », a-t-il promis.

            Le deuxième ministre interpellé est celui de la Fonction publique, Dieudonné Upira Sunguma.

Il devait répondre à la question orale de Rémy Musungayi Bampala au sujet de l’alignement du personnel de l’ESU (enseignement supérieur et universitaire) sur le barème des agents et fonctionnaires de l’Administration publique.

Dans le débat général qui a suivi, les intervenants ont soulevé plusieurs préoccupations.

            Ils exigent entre autres les statistiques des diplômés universitaires en chômage, connaître la politique de l’emploi du gouvernement, pourquoi celui-ci préfère-t-il augmenter des primes que de payer des salaires décents ?

            Les élus s’interrogent aussi sur le paradoxe selon lequel le taux de croissance économique augmente en même temps que celui de chômage ! Ils ont fustigé l’indifférence de l’exécutif face aux traitements cruels et inhumains dont les compatriotes sont l’objet dans le secteur privé. Tout comme la violation de la loi sur le petit commerce, particulièrement celui de vente des pièces de rechange dominé à ce jour par des sujets nigérians.

            Combien de contrôles restent encore à faire pour maîtriser les effectifs des agents et fonctionnaires, parce que devenus presque permanents ?

            Invités à apporter des réponses aux préoccupations des députés, les ministres ont sollicité et obtenu un délai de 48 heures pour mieux préparer leur réplique. C’est donc demain vendredi 1er octobre qu’ils reviendront à l’hémicycle. 

Dom

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