Créances toxiques : tout est désormais clair …

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Les choses sont désormais claires. Dans le dossier pris en délibéré à la Cour d’Appel de Kinshasa et qui oppose MagEnergy à la Société Nationale d’Electricité, il ne s’agit pas, comme on a tenté de le faire croire, d’une affaire Yengo ou Muhiya, deux des gestionnaires actuels de la Snel.

Dans sa livraison du 3 mars, le quotidien de l’avenue Lukusa avait dévoilé les enjeux en présence, en démontant notamment la stratégie machiavélique mise en route pour obtenir, par le biais d’une décision judiciaire, la certification d’une créance toxique avec pour effet d’alimenter la chronique des « fonds vautours » dont on connaît le rôle et la finalité. Dans la même livraison, Le Phare avait attiré l’attention de l’opinion nationale et particulièrement des décideurs politiques congolais, sur une tentative du même genre qui avait eu lieu à la Miba à l’époque de la gestion Luabeya, laquelle avait échoué in extremis grâce à la perspicacité de ce dirigeant.

Le dossier Snel-MagEnergy qui était, au départ,  présenté comme relevant de la salubrité publique, apparaît ainsi dans sa réelle dimension, celle de la liquidation planifiée de la souveraineté de notre pays sur le barrage d’Inga. Une liquidation à laquelle participent malheureusement des citoyens congolais qui n’ont pour souci que de s’enrichir de manière éhontée et à une vitesse supersonique.  L’analyse sur les fonds vautours que nous publions dans cette édition est destinée à ouvrir les yeux des Congolais, à leur faire prendre conscience des enjeux de la nouvelle guerre qui leur est déclarée et à leur permettre de comprendre la technique de prédation qui favorise la prise en otage de tout un pays par la maffia financière internationale avec la complicité de ses relais locaux.

En lisant attentivement cet article, chacun comprendra que les efforts immenses actuellement déployés pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE  seront réduits en poussière par la mise à jour des créances toxiques en passe d’être certifiées par notre propre système judiciaire. Le mal dont chacun a déjà une idée à la faveur des coups nous assénés par FG Hémisphère, va donc aller en s’amplifiant, au point de restaurer finalement une dette extérieure dont on pensait se débarrasser durablement.

Hier, les dirigeants avaient l’excuse de l’ignorance des faits. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus se permettre de jouer à l’albatros. Ils savent tous ce qui pend au nez de la République. Et s’ils n’agissent pas, il faudra qu’ils fournissent des explications à la Nation. Tôt ou tard.

Polydor Muboyayi

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