Crash Type-Ka : indemnisation toujours attendue

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A l’occasion de la célébration du 16ème anniversaire de la catastrophe aérienne survenue sur le marché Type-ka, le 8 janvier 1996, les rescapés et les familles de cette tragédie ont saisi cette opportunité pour interpeller de nouveau les autorités de la R.D. Congo et leurs Institutions, en vue de leur implication effective pour la résolution définitive et judicieuse de ce dossier qui n’a que trop durer.

En effet, dans un mémorandum adressé  aux Présidents de la République, du Sénat, de l’Assemblée Nationale, ainsi qu’au Gouvernement de la République, et à celui de la Ville de Kinshasa, les victimes ont souligné leur espoir de trouver, cette fois-ci, sous le bénéficie de l’urgence, une oreille attentive uainsi qu’une solution à leur requête. « La catastrophe aérienne survenue sur le marché Type-ka est une calaminé publique que nous vivons et dont nous subissons les effets dramatiques jusqu’à ce jour. Entre-temps, la Cour Suprême de Justice, siégeant en cassation, avait déjà rendu depuis le 3 novembre 2004 son Arrêt définitif dans l’affaire qui nous oppose à la Régie des Voies Aériennes (RVA) et à la Société SCIBE AIRLIFT, en déclarant les pourvois en cassation de ces deux dernières irrecevables. La conséquence de cette décision judiciaire est l’acquisition de la force de la chose jugée du 6 mai 1997 par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe condamnant la Régie des Voies Aériennes (RVA) et la Société SCIBE AIRLIFT aux dommages et intérêts en faveur des parties civiles » ont indiqué les animateurs de l’AVTK, organisation s’occupant des victimes.  Cet accident du 8 janvier 1996, rappelons-le, le plus meurtrier de l’histoire de l’aviation civile au Congo, en Afrique et dans le Monde, avait occasionné la mort de plusieurs personnes et des lésions à d’autres qui sont devenues infirmes à vie.

Devant l’insensibilité quasi-inhumaine de tous les Gouvernements qui se sont succédés depuis cet événement malheureux jusqu’à ce jour, et devant  la non prise en compte de leurs préoccupations majeures, les familles de victimes du crash aérien de Type-ka se retrouvent  aujourd’hui essoufflées, désemparées, ne sachant à quel saint se vouer. « Notre cri de détresse, notre « S.O.S. ! », n’est pas non seulement entendu, et plus grave encore, ne trouve point de solution voici 16 ans ! La plupart des victimes qui étaient encore malades et alitées à la maison jusque à un récent passé, sont mortes et celles devenues invalides sont sans espoir et n’attendent que leur mort ! Des orphelins sans encadrement, car les familles se sont désintégrées socialement, ont vu leur avenir hypothéqué. Nous condamnons cette banalisation de la vie humaine ! » a clamé Léon Bongola, président de l’AVTK.

Toutefois, déterminés coute que coûte à défendre leurs intérêts et à faire rétablir, par des moyens légaux, toutes les responsabilités en rapport avec la catastrophe aérienne de Type-Ka, les familles de victimes demandent au Président de la République de traiter et de résoudre définitivement la question de l’indemnisation équitable, dans un délai raisonnable, de toutes les victimes de la catastrophe aérienne de Type-ka.
Au futur Bureau de l’Assemblée Nationale, de présenter à la plénière de l’Assemblée Nationale de la prochaine mandature, le rapport de la Commission Socioculturelle sur le dossier relatif à la catastrophe aérienne de Type-ka, déjà examiné, mais non adopté en Plénière, en vue de prendre des mesures d’éligibilité devant faire de la journée du 8 Janvier de chaque année, « UNE JOURNEE NATIONALE » dédiée aux victimes des accidents aériens en République Démocratique du Congo, au regard de la leçon pédagogique à tirer du crash aérien de Type-ka ;

Au Gouvernement Provincial de la Ville de Kinshasa, de prendre des mesures concrètes d’accompagnement psychosocial et socio-économique en faveur des victimes encore invalides ou encore malades jusqu’à ce jour ; des veuves devenues indigentes à la suite dudit crash ; des orphelins et orphelines, ainsi que d’autres enfants en situation particulièrement difficile, composés essentiellement des enfants en rupture familiale, sociale ou scolaire, des enfants-parents, des filles-mères, des enfants devenus déviants et délinquants ;etc.

Tshieke Bukasa

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