Cour Suprême de Justice : Mukonkole : 10 mois de prison

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Le député national Martin Mukonkole, poursuivi pour « flagrance de recel et association de malfaiteur », a été condamné, le samedi 29 janvier 2011, à 10 mois de prison ferme par la Cour Suprême de Justice. Ce verdict, jugé sévère par le prévenu et ses avocats, est intervenu autour de minuit. Deux prévenus, vendeurs des véhicules volés au précité, s’en sont tirés chacun avec 7 ans de servitude pénale principale. Quant au magistrat Muteba, co-accusé, qui était en détention préventive à la Prison Centrale de Makala depuis 6 mois, il a écopé de 2 mois de prison. Il devrait, en principe, avoir recouvré sa liberté.

    Certains trouvent l’arrêt de la haute cour fort clément car Martin Mukonkole risquait jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.
    Arrêté le mardi 24 janvier courant à la suite d’un mandat d’arrêt lancé contre lui, le député national a été présenté à ses juges le vendredi 28 janvier 2011. L’audience, qui s’est étendue de 19 heures à 22 heures, était consacrée aux questions de procédure, suite aux exceptions soulevées par la défense, qui dénonçait l’inconstitutionnalité de la procédure. Mais, la haute cour est allée dans le sens du ministère public, en rejetant purement et simplement toutes les exceptions.
    C’est ainsi que le samedi 29 janvier, de 13 heures à minuit, les débats entre les magistrats de la Cour, le ministère public et les avocats de la défense, ont été consacrés aux préventions de flagrance de recel et d’association de malfaiteurs mises à charges du député national Mukonkole et son co-accusé, le magistrat Muteba. La Cour Suprême de Justice a siégé en premier et dernier ressort. L’unique voie de recours qui reste au condamné est le pourvoi en cassation.

Manifestations violentes à Kabinda

    Selon radiookapi.net, une vive tension a été observée le vendredi 28 janvier 2011 dans la cité de Kabinda, à 150 kilomètres de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental. Le chef-lieu du territoire d’origine de Martin Mukonkole a été le théâtre d’une marche de colère organisée par ses sympathisants, pour protester contre son interpellation et son arrestation par le Parquet général de la République, suivies de sa mise en accusation devant la Cour Suprême de Justice.
    Les manifestants réclamaient la libération purement et simple de leur élu. On laisse entendre que la forte mobilisation des résidants de cette cité était le résultat des messages largement diffusés, durant toute la journée du jeudi 27 janvier par RTK (Radio Télé Kibunge), une chaîne privée appartenant au député Mukonkole.
    On signale que vendredi, dès 5 heures du matin, plusieurs dizaines de jeunes sont descendus dans les rues de Kabinda, scandant des slogans en faveur de ce député national. Après avoir tenté de disperser les marcheurs mais sans succès, la police a dû tirer en l’air pour les faire fuir. Quelques récalcitrants aux sommations de la police ont été mis aux arrêts.

                                                                  Jacques Kimpozo

 

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