Cour suprême de justice : Jean-Claude Baende à la barre le 25 février

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Une confusion règne actuellement à la tête de la direction de la province de l’Equateur, depuis que le gouverneur et l’Assemblée provinciale vivent à couteaux tirés. Le climat de travail vicié, la collaboration entre l’instance législative et le chef de l’exécutif provinciale n’existe plus. 

Plusieurs tentatives menées par certaines instances nationales pour réconcilier les deux parties, étaient sans suite. A la base de ce conflit, le blocage du processus lancé à l’Assemblée provinciale de l’Equateur avec l’examen et l’adoption de la motion de défiance initiée par les députés provinciaux de cette partie du pays, contre Jean-Claude Baende.

          L’on sait que ces parlementaires ont été empêchés de statuer au siège de leur institution, à la suite de sa fermeture et de la présence massive des policiers. Perspicaces, ils ont délocalisé cette instance législative provinciale vers un lieu tenu secret, adopté à l’unanimité, cette motion de défiance. Signalons en passant que la plupart d’entre eux ont été agressés par une milice constituée par des partisans du gouverneur Jean-Claude Baende. L’affaire de cette agression a été condamnée dans tous les milieux politiques, au point que certains sénateurs, députés nationaux et notables de la province, ont préconisé des poursuites judiciaires contre le chef de l’exécutif provincial. pour coups et blessures volontaires et entraves à l’exercice des activités de l’Assemblée provinciale. En dépit de plusieurs tentatives de rapprochement, les députés provinciaux touchés dans leur amour-propre, vilipendés et houspillés dans certains médias, ont décidé de poursuivre leur logique jusqu’au bout, de défénestrer le gouverneur et de réclamer réparation des préjudices subis et de leur honneur souillé. Pour sa part, Jean-Claude Baende, fulminant de rage, et qui s’est dit déterminé à mener jusqu’à terme son mandat, n’entend pas se laisser évincer. Dans ce bras de fer qui promet des étincelles, et fera certainement des victimes dans les rangs des partisans des uns et des autres, nous apprenons que l’Assemblée provinciale de l’Equateur vient de saisir la Cour suprême de justice. Ainsi, elle entend poursuivre Jean-Claude Baende devant la haute cour, pour montrer que dans ce pays qui se veut un Etat de droit, nul n’est au-dessus des lois, quelle que soit son appartenance politique et la carrure de ses parrains politiques. Pour les députés provinciaux de l’Equateur, l’heure a plus que sonné pour que l’impunité qui a élu domicile dans certaines sphères politiques, puisse être éradiquée.

          L’on signale que l’exploit d’huissier de la Cour suprême de justice transmis au greffier principal de la Cour d’appel de Mbandaka, Alfred Bolangala, a été bel et bien réceptionné et exécuté à Mbandaka. En effet, dans cet exploit, le greffier en chef de la Cour suprême de justice a notifié à toutes les parties en cause, la date d’audience de cette affaire enrôlée sous le numéro RP 013/CR, fixée au 25 février. Ont donc été notifiés, le Procureur général de la république, comme officier du ministère public, l’Assemblée provinciale de l’Equateur, représentée par son président, Jean-Gontran Ibambe Demodetdo, ayant pour conseil Me Mbungu Bayanama Kadivioki, comme partie plaignante.

          Le gouverneur de la province de l’Equateur a également été saisi, par le canal de Dora Ikoli, son préposé chargé de l’enregistrement et de l’expédition du courrier au gouvernorat.

          Entretemps, à Mbandaka, l’Assemblée provinciale qui ne sait pas siéger dans la sérénité, sans connaître de nouveaux cas des menaces, d’intimidation et même d’agression, garde tout son souffle, espérant que seule la Cour suprême de justice pourra décanter la situation. C’est dans un climat  de méfiance généralisée que la province de l’Equateur est présentement gouvernée, en attendant l’arrêt qui interviendra à l’issue de ce procès.

                                       J.R.T. 

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