Coup double chez le musicien Montana Kamenga : 300.000 dollars et 5 Kg de bijoux emportés

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696420995_smallStar d’un abord facile, friand des bains de foule de fanatiques, des éloges et des prodigalités, l’artiste-musicien Montana Kamenga, un ancien sociétaire de Quartier Latin, réalise peut-être aujourd’hui le vrai revers de la médaille pour le culte de la personnalité dont il est l’objet. Et cela, après avoir été visité par une bande des voleurs à main armée. Ces brigands dont quatre habillés en tenue civile et un en tenue militaire, avaient fait irruption dans sa maison. On ne sait pas comment ils savaient qu’il gardait chez lui une petite fortune. Des bijoux et des fonds en devises. De telles informations, selon toute vraisemblance, ne peuvent être divulguées auprès de la pègre que par ses proches ou un membre de son personnel domestique.

En effet, a indiqué un de ses voisins du quartier Bimsum, Montana recevait chaque jour, ses musiciens et des jeunes se réclamant de ses clubs de mélomanes. On le prendrait même pour un homme politique en pleine campagne électorale.  Ainsi, les portes de la résidence sise B 9 G 755, quartier Salongo-Sud, toujours ouvertes, laissaient entrer monsieur tout le monde, du matin au soir. Au point qu’il n’y avait plus de secret dans l’univers de ce musicien chouchouté par les jeunes filles et adulé par des adolescents. De ses activités artistiques à ses affaires commerciales, en passant par sa vie sentimentale, tout était connu du grand public, dans les moindres détails.  C’est probablement dans ce monde de courtisans de tous acabits que la pègre a trouvé non seulement des indicateurs chargés de leur communiquer les horaires de déplacement de Montana, la cartographie des lieux, le système se sécurité, et le mouvement des recettes engrangées dans la vente des bijoux, mais aussi des braqueurs.

Le 21 mars 2014, comme il faudrait le rappeler aujourd’hui, il est 20 heures. Bimsum, le quartier apparemment calme, reçoit des échos lointains de musique diffusée par des terrasses des environs. Cinq hommes venus à bord d’un véhicule qui n’a pas été identifié, glissent dans la parcelle du musicien, armes au poing, et sûrs de le trouver sur place. Montana Kamenga est là. Il sera surpris d’accueillir non des fanatiques ou des mécènes, mais des brigands de la pire espèce exigeant sa fortune. Ils ont dit des bijoux et des devises. Devant des menaces de mort, Montana va s’exécuter la mort dans l’âme. 5 Kg de bijoux en or et en argent et 300.000 dollars. Servis, les brigands quittent le lieu au pas de course, le gros butin emballé dans un gros sac et vont monter à bord de leur engin. Les yeux brumeux de larmes, Montana Kamenga inconsolable, va alerter toutes ses connaissances, dénonçant cette forme de criminalité qui l’a visé.

De la plainte déposée à la Police criminelle du commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, la machine répressive s’est mise en marche avec le déploiement des enquêteurs dans le quartier Bimsum. Le constat de lieu, la description des auteurs de ce braquage et les témoignages de quelques personnes, ne livrent que quelques indices. Mais qui sont ces voleurs à main armée qui ont visé et frappé Montana Kamenga ? Qui est derrière ces malfaiteurs ? Et qui veut ruiner le jeune musicien qui évite les interviews et les sorties médiatiques fracassantes ?

         Ce sont là des questions qui pour l’instant cherchent des réponses. Mais au moment où l’on continue à spéculer sur ce braquage, la Police criminelle a découvert les traces des bandits. D’une source proche de la police, on laisse entendre que les enquêteurs sont sur la voie de mettre la main sur quelques bandits, membres de la bande des agresseurs du musicien Kamenga Olie alias Montana. Et ce n’est plus qu’une question des jours, sinon de semaine.

Ce coup de filet est attendu avec la plus grande impatience, quand on sait que depuis un certain temps, les quartiers Salongo-Sud et Salongo sont régulièrement le berceau de l’insécurité de la part des hommes en uniforme.

                                                                                                              J.R.T.

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