Corruption : acteurs sociaux, politiques se font quelques soucis

0
55

Les acteurs sociaux, les leaders politiques, les forces de l’ordre… évaluent depuis mardi 30 mars au ministère des Affaires Etrangères le travail mené depuis une année en matière de lutte contre la corruption par les composantes citées ci-haut. . Pendant deux jours, les hôtes de Promoting Credible Elections Democratic Governance in Africa « Eisa », vont  dresser un état des lieux de la mise en application des stratégies et recommandations des acteurs sur ce fléau. Et  réorienter les stratégies ,  mettre en place des mécanismes de collaboration entre les différents intervenants dans cette lutte. Etaient présents mardi à la tribune : Makunza wa Makunza,   directeur de cabinet adjoint du ministre, l’inspecteur de la Justice Mbombo représentant le patron de la police empêché, l’abbé Santedi de la Cenco…

En sa qualité de maître de céans, le chargé principal des programmes à Eisa, est revenu sur les activités organisées par la police, l’Observatoire du Code de l’agent public, la société civile … sur la lutte contre la corruption. Il est  temps d’évaluer le travail à mi-parcours réalisé  par ces structures, a-t-il souligné. L’échange d’informations entre les différents acteurs intéressés en la matière va nous permettre d’accroître nos capacités de collaboration.
 Augustin Mwendambali,  a retracé l’historique de l’Ocep, vieux aujourd’hui de huit ans. Il s’est attardé sur le forum du Palais du Peuple, les prochaines étapes à parcourir pour la finalisation de ce dossier.

De son côté, le directeur de cabinet adjoint du ministre Luzolo,  a suggéré aux participants  de retenir la lutte contre l’impunité comme l’un des facteurs qui favorise la corruption.  Elle devrait d’ailleurs constituer l’un des  principaux axes  des stratégies à définir dans la lutte contre les antivaleurs

Bilan mitigé

L’un des temps forts de cette première journée a été la lecture des rapports des actions menées par les acteurs sociaux à Bandundu, à l’ Equateur, dans la Province Orientale,  au  Bas- Congo, à Kinshasa, mais aussi  l’Eglise catholique…sur la corruption..

Il se dégage de ces rapports que le bilan est mitigé. Les lecteurs ont déploré la faiblesse des moyens et le soutien mitigé des décideurs politiques à leur endroit, ou encore la méfiance des acteurs politiques envers les animateurs de la société civile, l’indifférence de la population, leur incapacité à être réellement indépendants…

Le conseiller juridique Mbayo de la Police Nationale Congolaise a fustigé la propension des hommes en toge  à relâcher les personnes mises à la disposition des magistrats, les cas des officiers et policiers en détention préventive pour diverses raisons… Il a émis le vœu de voir la police et la société civile travailler la main dans la main en matière de lutte contre les antivaleurs.

La clôture intervient ce mercredi après-midi. Les participants auront à élaborer des résolutions au terme de leurs travaux en panel.

Jean- Pierre Nkutu et  Sandra Ntumba

 

LEAVE A REPLY

*