Cop21 et changement climatique : environews rappelle les défis de la RDC

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30En marge de la Conférence des Parties sur le climat (COP21) qui se tient à Paris, en France, du 30 novembre au 11 décembre 2015, l’ASBL Environews a organisé, le vendredi 27 novembre 2015 au Cercle Elaeis, dans la commune de Gombe, avec l’appui de la Banque Mondiale, une matinée d’échanges d’informations sous le thème : « En marche vers la Cop21 ».

L’objectif de cette rencontre était de souligner l’importance que revêt ce grand rendez-vous planétaire, dont les résolutions seront déterminantes pour la survie de l’humanité tout entière face aux défis du changement climatique. C’est dans cette optique qu’après le mot de circonstance d’Environews prononcé par  son président, Alfred Ntumba, les intervenants du jour, à savoir Léon Kanu Mbwizi, directeur de cabinet et représentant du ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Jean Christophe Maurin, directeur de l’AFD-RDC (Agence Française de Développement) et Christophe Roche, DG de Biso na Bino Jiko mamu, se sont entretenus avec les participants sur l’engagement de la RDC pour la Cop21, les dispositions organisationnelles prises par le pays hôte pour le bon déroulement des travaux, mais aussi sur l’apport du secteur privé dans l’atténuation des émissions des gaz à effets de serre.

A travers une vidéo micro baladeur projectée à cette occasion à l’intention de la population kinoise sur ce que signifie le réchauffement climatique et la Cop21, l’on s’est rendu compte, au regard des réponses données, que le besoin en information dans l’opinion congolaise en ce qui concerne la problématique du changement climatique s’avère crucial.

Parlant de la Cop21 et de l’engagement de la RDC, Léon Kanu a rappelé que cette dernière est appelée à mutualiser ses efforts pour une cause commune visant à rétablir les équilibres climatiques globaux et à ramener le réchauffement de la terre à un niveau correspondant aux exigences de la science pour correspondre ainsi à ce qu’il était à l’époque préindustrielle. Et à ce jour, a-t-il noté, la RDC a présenté sa Contribution Prévue Déterminée au Niveau National (CPDN) de 17% de réductions.

          Par ailleurs, a-t-il expliqué, pour la RDC, l’accord de Paris doit prendre en compte les préoccupations majeures, entre autres réaffirmer le principe fondamental de « Responsabilité commune, mais différenciée et capacités diversifiées, assurer l’équilibre entre l’atténuation et l’adaptation, avec des moyens spécifiques pour l’adaptation en faveur des pays les moins avancés et ceux de l’Afrique, mais aussi, reconnaitre l’importance et le rôle que peuvent jouer les pays forestiers en développement pour l’équilibre climatique de la planète. Car 17 à 20% des émissions globales de gaz à effets de serre proviennent du secteur des forêts, bien plus que les secteurs de transport aérien et maritime international réunis.

          Quant aux dispositions prises par la France pour la COP21, Jean-Christophe Maurin a renseigné qu’à la suite des attentats de Paris, le personnel sécuritaire a été multiplié par deux. Il a soutenu en passant que ces attaques, qui avaient en réalité visé toute la communauté, appellent une lutte sans merci contre la barbarie qui doit être menée aussi par l’éducation et l’emploi.

          Selon lui, la rencontre historique de Paris sur le climat, qui réunit 30.000 personnes (dont 3.000 journalistes et plus de 100 chefs d’Etats) venus de 198 pays à travers le monde, devra aboutir à un accord volontariste, ambitieux, global et juridiquement contraignant, avec le plus grand souhait de connaitre l’adhésion de tous les pays industrialisés qualifiés de grands pollueurs.

          Il sied de signaler qu’il était aussi question, à cette occasion, de la célébration des deux ans de travail d’Environews au service de la nature. Cette asbl, composée essentiellement de jeunes, s’emploie depuis 2013 à joindre ses efforts à ceux d’autres bonnes volontés pour sensibiliser la population congolaise sur le bien-fondé de la conservation de la nature et de la protection de l’environnement.

Myriam Iragi