Coopération Technique Belge en RDC : trois secteurs prioritaires : agriculture, désenclavement rural et formation

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Le ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire, Antipas Mbusanyamwisi, a procédé à l’ouverture de la deuxième journée de l’ « Atelier de diffusion des enseignements retenus de la mise en œuvre du Programme d’Appui aux Initiatives de Développement Communautaire – PAIDECO », le 16 février 2011, au Cercle Elaïs, dans la commune de la Gombe. Cet atelier de deux jours – du 15 au 16 février 2011 – a été organisé par la Coopération Technique Belge (C.T.B.) pour vulgariser les divers enseignements, leçons et expériences tirés de la mise en œuvre de ce projet, depuis 2006. Expériences qui se sont révélées concluantes pour le développement à la base dans plusieurs provinces, territoires, districts ou localités de notre pays.

          Antipas Mbusanyamwisi a commencé par remercier la CTB, à travers Paideco, pour l’occasion lui offerte de donner son appréciation sur l’impact de ce projet. En effet, à travers les visites qu’il a déjà effectuées à Paideco/Kikwit et Kisangani et le rapport lui transmis par les membres de son cabinet à Kananga, il dit avoir déjà une idée plus ou moins exacte du travail effectué par rapport à la mise en œuvre de la décentralisation en cours dans notre pays. Il pense que la décentralisation, telle que voulue par la Constitution du 18 février 2006, vise l’instauration de la démocratie locale et le développement à la base à travers la participation citoyenne. Pour lui, les  projets Paideco concourent à l’atteinte de cet objectif ; au renforcement des capacités des institutions locales ; à l’appui aux infrastructures administratives et socio-économiques.

 

Paideco : un outil indispensable à la mise en œuvre de la décentralisation

          Antipas Mbusa Nyamwisi reste fermement convaincu que les expériences accumulées par les divers projets Paideco font de lui un outil indispensable à la mise en œuvre de la décentralisation, car elles font bénéficier à la population cible des services nécessaires dont elle a besoin pour son développement local. Pour cette raison , il a dit que son ministère recommande à Paideco, pour des projets à venir, de promouvoir le dialogue entre tous les acteurs de développement (acteurs institutionnels, société civile, population, etc.…) ; de collaborer étroitement avec les autorités locales pour éviter les susceptibilités enregistrées çà et là en province ; d’étendre progressivement les projets à d’autres entités de la RDC et de choisir les priorités avec les entités territoriales décentralisées en collaboration avec la population locale, bénéficiaire du projet.
          Dominique Struye De Swielande, ambassadeur de Belgique à Kinshasa, a expliqué le fonctionnement de Paideco au Congo. Ce programme, a-t-il rappelé, a été mis sur pied en 2006, pour compléter d’autres initiatives de la coopération belgo-congolaise dans le domaine du développement communautaire tel que le « programme d’appui aux initiatives locales de développement », suivi par le « programme d’appui aux initiatives communautaires de base » qui ont prouvé la nécessité d’associer dans l’exécution les bénéficiaires des projets d’infrastructures etc. Les leçons de ces différentes expériences, conclut-il, ont amené la Belgique et la RDC à décider de développer les Paideco en 2006.

Fin des interventions de Paideco au nom de l’efficacité

          Toutefois, note-il, en décembre 2009, un nouveau Programme indicatif de coopération gouvernementale belgo-congolaise a été adopté pour la période 2010-2013. Il concentre la coopération bilatérale sur trois secteurs prioritaires : l’agriculture, le désenclavement rural (en particulier les pistes et les bacs) et la formation professionnelle et technique. Il a fait remarquer qu’à ces trois secteurs s’ajoutent trois thèmes transversaux prioritaires : égalité des droits et des chances entre les hommes et les femmes, gestion durable de l’environnement et gouvernance. Enfin, Dominique Struye précise qu’au nom de l’efficacité, il a fallu renoncer à continuer à développer des interventions dans le secteur de l’appui à la gouvernance locale et à la dynamique communautaire, comme les Paideco, ou encore dans le secteur de la santé. Toutefois l’appui à la gouvernance et au développement local sera intégré dans toutes les interventions du Programme indicatif de coopération (PIC) dans le trois secteurs.
          Un débat riche s’en est suivi entre les responsables de la CTB/Paideco et les divers ministres provinciaux de l’intérieur, de la planification ; les responsables de villes et des collectivités et les partenaires au développement de la Rd Congo. Le partage d’expérience a montré la nécessité de maintenir et de développer les actions de Paideco sur d’autres sites, contrairement à ce que prévoit le PIC. Une divergence que la CTB et ses partenaires congolais devront résoudre.

SAKAZ

 

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