Coopération Brésil-RDC : SENAI bientôt à la rescousse de l’INPP

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Au dernier trimestriel de l’année 2010, l’ambassadeur du Brésil en RDC avait effectué une visite de service à l’Institut Nationale de Préparation Professionnel (INPP). Le diplomate brésilien avait promis, à cette occasion, de brancher l’institut à certaines institutions brésiliennes qui s’occupent  de la formation professionnelle. Ce secteur, avait souligné le diplomate brésilien, a permis à son gouvernement de créer chaque année 10 millions d’emplois. Ce qui est à la base du développement économique du pays du roi Pélé.

 

Et c’est dans ce cadre qu’une délégation du Service National d’Apprentissage Industriel (SENAI), a effectué une visite de travail le mardi 22 février 2011, au siège de cet établissement de formation professionnelle, dans la commune de Limete. Conduite par Mme Heloisa Kehrig Ribeiro, analystes des questions de développement, la délégation brésilienne,  composée de trois experts, a tenu à palper du doigt les réalités en vue de mieux « cerner les besoins de l’INPP appelé à satisfaire les Congolais et les industries congolaises par la création des emplois à travers la formation professionnelle ». La visite guidée de toutes les filières de ce grand institut professionnel a contraint la délégation brésilienne à revoir ses calculs. Alors qu’elle s’était d’abord intéressée au domaine de la construction, elle s’est rendue compte que la coopération peut être étendue à plusieurs autres domaines. Mais cela dépendra, d’après Mme Heloisa Kehrig Ribeiro, d’abord des discussions en cours avec les autorités de l’INPP et, surtout, de son gouvernement à qui revient le dernier mot.

    Pour sa part, l’Adg de l’INPP, Maurice Tshikuya, s’est réjoui de la visite de la délégation brésilienne. Son établissement restera toujours ouvert au partage d’expériences dans le domaine de la formation professionnelle, plus précisément dans le développement des compétences. A ce sujet, Maurice Tshikuya a rappelé que la Rdc est composée à 80 % de jeunes en chômage et qui ont besoin de développer leurs compétences respectives, en vue de leur réinsertion sociale.

    Maurice Tshikuya a également soutenu que l’INPP veut aussi accroître sa capacité d’intervention dans les provinces pour stopper l’exode rural qui est en train d’asphyxier la ville de Kinshasa.

 

L’INPP sollicité pour une formation qualifiante

à Brazzaville

    Conduite par son directeur adjoint, Eugène Apongi, une délégation de l’Unité de coordination des projets de l’Enseignement technique, professionnel et de la formation qualifiante en République du Congo a  été reçue, lundi 21 février 2011, par l’Adg de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe. Au menu : solliciter l’assistance technique de l’institution rd congolaise à cette structure. Il s’agit, dans un premier temps, de la formation des formateurs et, puis de la création  de deux centres d’études professionnelles à Brazzaville et à Pointe noire.

    Dans sa réponse, du reste positive, Maurice Tshikuya a souligné que l’INPP est disposé à apporter son assistance technique à toute institution ou société qui en exprime le besoin. « Si les ressources humaines n’ont aucune valeur ajoutée, elles peuvent constituer un frein au développement d’un pays », a-t-il dit en substance, avant de renchérir : « développer les compétences assure ainsi la promotion et la protection de l’emploi ». 

Michel  LUKA

 

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