Controverse autour de l’opération «Likofi» : la position des Amis de Nelson Mandela

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Les Amis de Nelson Mandela pour la défense des droits humains (ANMDH) et le collectif des  organisations de défense des droits de l’homme pour la promotion de la démocratie et des droits de l’homme en République Démocratique du Congo, ont organisé une tribune d’expression populaire en faveur des familles des Kuluna morts ou disparus à la suite de l’opération «Likofi».

L’objectif principal de cette rencontre tenue mercredi 26 novembre 2014 au siège de l’ANMDH était de présenter au public les vrais responsables et membres de familles des enfants arrêtés et enlevés par les éléments de la police lors de la 1ère phase de l’opération Likofi qui s’est déroulée entre les mois de novembre 2013 et février 2014.

Dans son exposé Robert Ilunga président de l’Anmdh était indigné de voir souvent exposées sur certaines chaines des télévisions locales les photos des enfants communément appelés Kuluna arrêtés par la police et qui seraient retournés dans leurs familles respectives.

Lors des échanges avec les parents, tout en faisant remarquer la RDC est parmi les pays qui se proclament « Etat de droit », il arrive souvent qu’en cas d’une arrestation, les personnes soient arrêtées sont obligées de faire des aveux en public sans bénéficier de l’assistance de leurs avocats encore moins des membres de leurs familles. « Mon fils, Glody Lokua a été arrêté le 18 décembre 2013 vers 3h00 du matin à la maison. Depuis lors, je n’ai plus revu mon enfant » a déclaré le responsable de l’enfant. Quant à Paty Bokako, sa famille ne l’a plus jamais revu et curieusement le gouvernement l’a présenté comme rentré dans sa famille.

L’Anmdh et le collectif focalisent leur argumentaire sur l’article 18 de la Constitution du 18 février 2006 qui stipule qu’une personne arrêtée a le droit d’entrer en contact avec son conseil et ses proches. Il y a aussi certains articles de la déclaration universelle des droits de l’homme qui stipulent que tous les être humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont dotés de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

En analysant les contenus des rapports du Bureau conjoint des Nations-Unies pour les droits de l’homme  (BCNUDH) et de Human Rights Watch, l’on constate qu’ils sont assortis des recommandations que le gouvernement devait prendre en compte pour qu’il n’y ait plus de dérapages.

Il faut noter que l’Anmdh est la première organisation de défense des droits de l’homme à élaborer un rapport sur l’opération Likofi 1 au mois de février 2014, avec tous les détails des dérapages commis par des éléments de la Police Nationale Congolaise chargés des dites opérations. On indique que la prise en compte de ces recommandations allait exempter le gouvernement de tous les reproches relatifs au non respect des droits de l’homme.

« Nous ne soutenons pas les Kuluna. Nous ne soutenons pas non plus les exécutions extrajudiciaires et les enlèvements. Notre problème est que les opérations se passent en bonne et due forme au profit de toute la République », a martelé  le président des ANMDH.
NMM

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