Conseil économique et social : la Société civile réclame la présidence

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Après l’investiture de ses membres par l’Ordonnance 14/065, du 20 septembre 2014, le Conseil Economique et Social fait à ce jour l’objet des tractations entre les différentes catégories sociales pour sa présidence.

         Appelé à jouer le rôle d’expert et de conseil technique du gouvernement sur des questions économico-sociales, le CES (Conseil économique et social) devrait être constitué de personnes dotées d’expériences avérées et d’une conscience irréprochable. Cette exigence le vaut davantage pour la personne de son président.

            Conformément aux habitudes bien propres de chez-nous, on assiste déjà à une certaine effervescence dans les différents états-majors aussi bien politiques que ceux des organisations de la société civile pour l’occupation de la direction du CES. Des stratégies diverses sont mises à contribution, quant à ce.

            Cependant, du côté de la société civile, on pense que cet organe technique ne doit pas revenir aux acteurs politiques si l’on veut préserver non seulement sa neutralité, mais aussi l’indépendance de ses membres vis-à-vis des institutions publiques. Autrement dit, la présidence devrait échoir tout logiquement aux cadres de la société civile.

            Voilà les raisons qui ont poussé Félicien Malanda à postuler pour la présidence du CES. Il s’estime mieux placé pour diriger cette structure technique qui a manqué longtemps à la République, malgré le rôle combien important dont elle est appelée à jouer.

            Il rappelle, à propos, que la mise en place du CES a fait plusieurs ratés historiques notamment à cause de l’instabilité politique que le pays a connue.

            Dès 1960, la nécessité de la mise en place du Conseil fut ressentie. Cette volonté fut de nouveau exprimée en 1964 dans la première Constitution dite de Luluabourg. Malheureusement, les événements politiques de l’époque marqués singulièrement par le bouleversement de la charpente institutionnelle dû au coup d’Etat de l’armée n’avait pas permis la création de l’organe.

            En 1987, le régime monopartiste avait créé le Comité permanent pour le développement qui, malheureusement n’avait pas fonctionné. Et le dernier raté remonte à 2006 où la mise en place du CES a encore une fois manqué au rendez-vous, faute du cadre légal et de volonté politique des gouvernants de l’époque.

            Saisissant l’occasion, Félicien Malanda pense que l’heure a sonné pour que le CES produise des effets attendus. Et pour ce faire, sa présidence devrait revenir à la société civile afin de lui permettre d’œuvrer en toute indépendance et impartialité vis-à-vis des institutions.

            Ayant dirigé le bureau d’études et participé à plusieurs rencontres dans le domaine économique et social, il s’estime capable de présider aux destinées de cet organe. En plus, fait-il savoir, il a été à la tête du Conseil national des organisations non gouvernementales de développement pendant une dizaine d’années. C’est pendant ce temps qu’il a été mis en place un cadre de concertation pour la promotion du dialogue entre la société civile et les institutions étatiques.

            Dans le cadre de l’Accord de Cotonou qui confirme le rôle incontournable de la société civile dans la coopération au développement, MalandaNsumbu a participé à l’élaboration des mécanismes de concertation répondant aux standards et exigences de l’Union européenne.

            Enfin, il a indiqué avoir fait partie du groupe de travail de la société civile pour le Conseil économique et social en 2007, lequel avait rédigé le premier avant-projet de loi portant organisation et fonctionnement du Conseil économique et social. La mouture a été présentée au ministre d’Etat auprès de la présidence de la République, soutient-il.                   Dom

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